Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
1er décembre 2022

Demain, jeudi 1er décembre et vendredi, les médecins libéraux qui revendiquent du temps et des moyens supplémentaires pour assurer la sécurité des patients seront en grève. Jusqu’à 80% des cabinets devraient être fermés. Ils contestent le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2023, qui les plongent dans un nouvel abîme. Le Collectif Santé en danger se mêle au combat !
« La médecine de ville est débordée, elle s’effondre ! Deux ans plus tard… Revendiquer un Ségur 2 intégrant la médecine de ville va-t-il finir par faire sens alors que le taux d’incidence du Covid-19 est en hausse (environ +40%) et que les hôpitaux français seront à nouveau saturés ces quatre prochains jours ? », explique Arnaud CHICHE, Président de l’association du Collectif Santé en danger.
Parmi ses membres et adhérents, le collectif Santé en danger compte de nombreux médecins et paramédicaux libéraux. Depuis sa création, il se bat régulièrement aux côtés des syndicats de médecins comme l’UFML-S, SML, Isni ou encore Jeunes Médecins et de syndicats d’infirmiers comme la CNI, IDPLS-Association ou encore l’ONSIL tout en revendiquant un choc capacitaire, d’attractivité, de simplification, de dignité et de respect pour la médecine de ville.
Les leviers essentiels non pris en compte
Le 24 février dernier le Dr Jérôme MARTY, Président du syndicat UFML intervenait d’ailleurs au cours du Vrai Ségur de la Santé organisé par le collectif Santé en danger pour expliquer que « la problématique était globale » et que les médecins libéraux initieraient un mouvement de grève juste avant le premier tour de la présidentielle, afin qu’il y ait une « véritable prise de conscience, des moyens financiers alloués à la Santé, une gouvernance horizontale mise en place et une sortie de l’enveloppe tarifaire de l’Ondam. »
« Les médecins et les infirmiers libéraux ont notre entier soutien. », déclare Arnaud CHICHE, Président de l’association du Collectif Santé en danger. « Ils sont l’un des rouages du système et les garants d’un accès aux soins pour tous ! ».
Pour le collectif Santé en danger la médecine de ville est toujours dans l’attente de réformes majeures, qui passeront nécessairement par l’écoute des professionnels du terrain. Si seules les grèves ont le pouvoir de monopoliser l’attention du gouvernement, ce dernier devra porter seul les conséquences d’un week-end qui s’annonce compliqué pour les patients et les hôpitaux.
Le collectif Santé en danger ajoute, que sa lettre ouverte du 14 novembre intitulée « SOS » à laquelle fait écho la lettre, « Monsieur le président, votre silence est assourdissant » d’un collectif de professionnels de santé dont 400 chefs de service et l’ensemble des sociétés savantes de pédiatrie parue dans le journal Le Monde le 30 novembre, n’a toujours pas obtenu de réponse de l’exécutif à ce jour.
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