Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Des coupes budgétaires drastiques dans la fonction publique
14 mai 2025, par

Cinq des huit syndicats représentatifs dans la fonction publique ont appelé à la mobilisation et à la grève le 13 mai, notamment pour réclamer de meilleures rémunérations et dénoncer des débats budgétaires qui selon eux « s’engagent de la pire des manières » pour les agents.
La CGT, principale organisation, l’Unsa, la FSU, Solidaires et la CFE-CGC ont déploré lors d’une conférence la semaine dernière une « politique de l’offre qui assèche les ressources fiscales », l’absence de « mesures générales sur les salaires » et une « stigmatisation » des agents.
À Paris, un point presse a été organisé le 13 mai à 13h30 près du ministère de l’Économie, en présence notamment de la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet. Un cortège doit ensuite s’élancer à 14h vers la place de la Nation. Dans plusieurs villes de France, dont Nîmes et Lyon, la mobilisation a été faible, malgré les inquiétudes.
En effet, les syndicats dénoncent les 40 milliards d’euros d’économies prévus par le gouvernement dans le budget 2026, et les conséquences sur l’emploi de la fusion annoncée d’un tiers des agences et opérateurs de l’État, selon un communiqué commun.
Dans une circulaire fin avril, le premier ministre François Bayrou a exhorté son gouvernement à la « maîtrise » de la masse salariale dans la fonction publique, qui a augmenté de 6,7% en 2024.
Cette journée d’action intervient près d’un mois après une mobilisation tout aussi modeste, où moins de 2% du personnel était en grève dans chacune des branches de la Fonction publique (État, territoriale et hospitalière).
Une mobilisation sans commune mesure avec celle du 5 décembre 2024, quand près de 20% des agents de la fonction publique d’État étaient en grève, Éducation nationale en tête, et que des dizaines de milliers de personnes avaient défilé dans toute la France contre des mesures d’économies.
Les universités sont particulièrement touchées par les ajustements budgétaires, avec des coupes dans les crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche annoncées le 25 avril.
« Bien que le budget total alloué aux universités et aux écoles augmente de plus de 300 millions d’euros en 2025, c’est insuffisant au regard des dépenses nouvelles (masse salariale, inflation dont le gaz et l’électricité) qui s’imposent et qui sont de l’ordre de plus de 600 millions d’euros en 2025 » pour les universités, a déploré auprès de l’AFP Dean Lewis, président de l’université de Bordeaux.
« On est déjà à l’os et cette saignée supplémentaire est une catastrophe car le gouvernement s’en prend aux missions sensibles à destination des publics fragiles. Les services publics sont des amortisseurs de crise, tout un pan de la population sera livré à l’abandon dans le domaine de la protection de l’enfance, l’éducation, la santé », a expliqué à l’Humanité Natacha Pommet, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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