Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Prime de départ pour 8 ouvriers licenciés
3 novembre 2006

Fin de la grève à la SOBORIZ. La lutte a permis d’obtenir le versement d’une prime égale à un mois et demi de salaire aux 8 travailleurs licenciés pour un motif économique. Cette prime s’ajoute aux indemnités légales.
Commencée jeudi dernier, la grève à la SOBORIZ s’est conclue hier par la reprise du travail. Entamé sur la base de 8 licenciements économiques contestés, le mouvement a obtenu le versement à ces 8 travailleurs d’un mois et demi de salaire en tant que prime de départ, en plus des indemnités légales de licenciement. Rappelons que dans la charrette des licenciés figure un délégué syndical bénéficiant du statut de salarié protégé.
Pour procéder à ces licenciements, la Direction invoque des difficultés économiques liées à la concurrence. Cette version n’est pas partagée par les grévistes. Pour ces derniers, la Direction montre une volonté manifeste de licencier afin de ramener les effectifs de la SOBORIZ au niveau des concurrents. Avant ce 4ème plan social, l’entreprise comptait 37 salariés. Elle n’en a plus que 29. Chez les concurrents de la SOBORIZ, le nombre de salariés atteint respectivement 22 et 21.
Volonté de licencier
Cette stratégie s’inscrit dans une recherche de maintien du profit en taillant dans la masse salariale. Selon les grévistes, les difficultés actuelles de l’entreprise sont prévisibles depuis bien longtemps. La Direction aurait dû donc faire preuve d’anticipation, afin de rechercher des moyens autres que la suppression de postes de travail pour surmonter une passe difficile.
Quant aux licenciements économiques à la SOBORIZ, ils ciblent les plus anciens. C’est aussi ce que dénoncent les travailleurs. Ces derniers affirment que la modernisation de l’outil de travail ne s’est pas accompagnée des formations nécessaires. Résultat : la Direction met les anciens sur la touche car ils n’ont pas les diplômes et la formation requis pour utiliser à plein le système modernisé de production.
Tout au long de la grève, les négociations ont été extrêmement difficiles. Pour les syndicalistes, la Direction ne veut rien lâcher. Elle proposait au début un demi-mois de salaire en plus des indemnités légales de licenciement. Les grévistes demandaient 1 an. Ils ont descendu à 6 mois, offre ferme et définitive. Au final, le protocole de fin de conflit qui doit être signé ce matin concède un mois et demi de salaire aux ouvriers licenciés. Quant aux jours de grève, ils ne seront pas payés. Et la cellule de reclassement envisagée un moment par la direction ne sera pas réalité.
Au moins 3 sur le carreau
Les 8 travailleurs licenciés ne savent pas encore tous quel sera leur avenir. Pour 2 d’entre eux, un reclassement est assuré. Deux autres travailleurs ont postulé dans une autre entreprise, ils ne savent pas si leur candidature est retenue. Pour le délégué syndical, le dossier doit passer devant la Direction du Travail. Pour 3 travailleurs, âgés de plus de 50 ans, c’est le chômage, avec un bien maigre espoir de pouvoir un jour retravailler.
Quant aux perspectives, un nouveau plan social n’est pas à écarter. La pression augmente davantage sur les travailleurs, variables d’ajustement pour le maintien des profits et qui paient les pots cassés de difficultés prévisibles.
M. M.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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