Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Bâtiment et Travaux publics
16 avril 2016, par

Au bout de 8 jours de lutte, les travailleurs du BTP ont obtenu hier une augmentation de 1,9 %. La solidarité des dockers et d’autres travailleurs, ainsi que l’intervention de Paul Vergès auprès du président de la République ont contribué à la sortie du conflit.
Les représentants des travailleurs et du patronat ont signé ce 15 avril un accord concluant les négociations salariales annuelles dans le BTP à La Réunion. La signature est intervenue au bout de 8 jours de grève. Le mouvement est parti de l’intransigeance du patronat, qui refusait au départ toute augmentation et avait fait part de cette position bien avant le début des discussions. Les travailleurs revendiquaient pour leur part une augmentation des salaires de 3 %.
Au fil des jours, la mobilisation s’est intensifiée. L’ultimatum du patronat a mis le feu aux poudres. Il affirmait limiter la hausse des salaires à 0,4 %, à moins que les syndicats ne signent pour 0,8 % avant lundi midi. Les travailleurs ont alors décidé de dresser des barrages aux entrées de la ville du Port, la commune qui accueille les principales installations des grandes entreprises du BTP qui dominent le secteur. La FRBTP a alors proposé 1 %. Selon son président, cette offre était à prendre ou à laisser. Mercredi, les dockers ont décidé d’entrer en grève à leur tour, par solidarité avec leurs camarades du BTP.
Le même jour, Paul Vergès écrivait au président de la République et à plusieurs ministres pour leur demander d’agir pour débloquer la situation. L’élargissement du mouvement et la prise de position d’un parlementaire ont pesé lourd.
Ce jeudi, le patronat est revenu à la table des discussions, tenues à la préfecture avec le préfet comme médiateur. Les représentants des travailleurs ont alors proposé 2,4 %, tandis que la FBTP ne voulait pas aller au-delà de 1,6 %. Les deux parties avaient alors convenu de se revoir ce vendredi au même endroit. Les syndicats ont alors annoncé un assouplissement des barrages pour la journée de vendredi.
Vendredi matin, la CGTR Auto-Moto est entrée dans la bataille. Elle a mené une opération escargot entre Saint-Denis et La Possession. Cette action visait à montrer la détermination des travailleurs du secteur qui vont eux aussi entrer en discussion pour les salaires. Elle a également rappelé la solidarité.
La réunion de négociation a alors commencé vers 14 heures 30, sous la présidence du préfet de La Réunion. Au bout de 5 heures de discussions, un accord a été trouvé. Les salaires seront augmentés de 1,9 % en 2016. Cette hausse se fera en trois étapes : 1 % à compter du 1er avril, 0,5 % au 1er août et 0,4 % au 1er décembre.
Une fois l’accord signé, Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR-BTP a souligné la dureté du conflit : « on a senti l’atteinte de notre dignité en tant que Réunionnais ». Ce comportement des représentants du patronat a eu pour conséquence de motiver encore plus les travailleurs à agir. Il a également salué le soutien des dockers qui a « pesé énormément dans la balance ».
Le travail doit reprendre lundi.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
In kozman pou la rout
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Vingt-neuf pays ont signé jeudi à Shanghai un accord portant sur la création de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence (…)
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)