Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Pierre Vergès, vice-président du Conseil général à l’agriculture
6 juin 2013

Les revendications mensuelles des travailleurs représentent 1,53% des pertes subies par les éleveurs laitiers de l’île de La Réunion depuis le début de la grève à la CILAM, il y a 9 jours, rappelle Pierre Vergès, vice-président du Conseil général délégué à l’Agriculture. Or, l’opinion ne connaît pas les capacités financières de la CILAM.
Le conflit de la Cilam est révélateur de la situation de crise qui s’aggrave dans le dialogue social.
Tout en exprimant mon accord avec le contenu du communiqué de la Présidente du Département, je voudrais rajouter quelques remarques en tant que Vice-président délégué aux affaires agricoles.
S’il est évident que le Département devra assurer de son soutien cette filière d’élevage en difficulté, l’urgence aujourd’hui est de contribuer à sortir de cette situation de blocage.
Que devons-nous avoir à l’esprit ?
- Que l’opinion connaît :
1°- le niveau des pertes déjà subies par les éleveurs qui ne sont plus en mesure de livrer leur production laitière : du jeudi 30 mai à hier mercredi soit 217 470 euros pour les éleveurs uniquement, en ne comptant pas la perte subie par la transformation ;
2°- le niveau des revendications des employés de la Cilam : 40 000 euros brut... par an, soit 3 300 euros par mois, ce qui représente 1,53 % des pertes subies par les éleveurs à ce jour ;
- Que l’opinion ne connaît pas les capacités financières de la Cilam.
N’est-il pas légitime que cette opinion, ou à défaut les employés de la Cilam voire les éleveurs concernés, sachent quelles pourraient être les marges de manœuvre qui justifieraient les positions de la direction de cette entreprise ? À moins que l’invitation est de croire sur parole ce que cette direction avance.
D’urgence, chacun doit mesurer que dans le contexte d’insécurité sociale de plus en plus subi par notre île, le partage des fruits de l’activité économique, même modestes, est une préoccupation qui surgit avec détermination.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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