Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Le mouvement se poursuit et s’élargit
7 avril 2016

A la veille d’une manifestation à l’appel de l’Intersyndicale, la grève générale a continué hier à Mayotte. La population a dressé plusieurs barrages, en particulier dans le Sud de l’île. Lundi, les syndicats ont reçu le soutien du Conseil départemental, hier c’est le député Boinali Saïd qui a pris position en faveur du mouvement. Il sera aujourd’hui dans la manifestation.
Cela fait neuf jours que la grève générale a commencé à Mayotte. C’est la reprise d’un mouvement qui avait été lancé en octobre 2015 sur le mot d’ordre d’égalité réelle.
L’Intersyndicale estime que 5 ans après l’attribution du statut de département à Mayotte, la situation n’évolue guère. C’est pourquoi elle demande l’application de l’intégralité du Code du Travail, ainsi que l’égalité des prestations sociales avec la France. Elle revendique aussi une hausse des revenus des retraités. Un autre objectif est l’alignement de la sur-rémunération sur celle de La Réunion, à 53 %.
Les discussions n’ont toujours rien donné. Le mouvement s’étend dans toute l’île. Des manifestants ont choisi de barrer les routes pour débloquer les négociations. Hier, la route du Sud de Mayotte était coupée.
La grève se poursuit et le nombre des soutiens s’élargit. Lundi dernier, la délégation reçue par le Conseil départemental a reçu le soutien de la direction de la collectivité. Hier, c’est un parlementaire de Mayotte qui a pris la même décision.
Ancien responsable syndical, Boinali Saïd sera aujourd’hui dans la manifestation organisée par l’Intersyndicale. Il explique les raisons de ce choix dans un entretien diffusé par Mayotte Première.
« Les élus politiques n’ont pas invité à un rassemblement. Ce sont les organisations syndicales qui ont invité les élus à prendre part à ce rassemblement. Certains élus iront, d’autres n’iront pas. Chacun répondra individuellement pour exprimer sa solidarité.
Moi je pense y aller, je vais exprimer ma solidarité puisque j’ai cru comprendre que c’est un problème interprofessionnel, économique, social culturel posé au grand jour. Donc, il faut, à mon avis, exprimer sa solidarité.
La question d’égalité réelle est très discutable. Moi, je parle de convergence. Ca, ce sont des mots. L’essentiel est que les gens aient quelque chose dans leur panier. Et puis, ce mouvement n’est pas contre un gouvernement et encore moins, le gouvernement de Manuel Valls.
Si je veux exprimer ma solidarité, c’est parce que je pense que le mouvement est légitime. Il exprime des revendications réelles, ce n’est pas une revendication contre la loi de travail.
C’est une expression de souffrance de la population et d’expression de frustration des organisations syndicales par exemple les questions de retraite, de reconstitution de carrière, dossiers qui doivent être élaborés d’ abord par le département, négocié avec les caisses de cotisation sociale et après transmis aux parlementaires et au gouvernement ».
Nos peines
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