Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le PCR dans la lutte avec les syndicats
3 octobre 2025, par

Ce jeudi 2 octobre, Saint-Denis a résonné des mots d’ordre de celles et ceux qui luttent. À l’appel de l’intersyndicale, des centaines de manifestants ont pris la rue pour dénoncer les coupes budgétaires et la stratégie d’austérité que le gouvernement tente d’imposer. À Saint-Pierre également, la contestation s’est fait entendre.
Le message adressé à Sébastien Lecornu est clair : il doit entendre que le peuple ne veut ni de la réforme de l’assurance chômage, ni du report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans, ni des mesures qui sacrifient toujours les mêmes au nom d’une prétendue rigueur. Cette rigueur n’est qu’un autre mot pour dire injustice.
Dans les rangs du cortège, toutes les forces vives s’étaient donné rendez-vous : la CGTR, la FSU, la CFDT, FO, la CFTC, l’Unsa, l’Union étudiante 974, le Saiper, la CFE-CGC. À leurs côtés, les retraités de la fonction publique, Attac, et le PCR, rappelant que la lutte sociale est un combat collectif. Pendant deux heures, les manifestants ont marché jusqu’à la préfecture, symbole d’un pouvoir lointain qui décide sans consulter.
Les mots d’ordre répétés sur la route n’ont laissé aucune ambiguïté : « On reste mobilisés ». Derrière ces mots simples se cache une conviction : la détermination ne faiblira pas tant que les droits des travailleurs et des étudiants seront piétinés. La colère contre le gouvernement est profonde, mais elle s’accompagne d’une force : celle de l’unité. Les visages des manifestants, jeunes et anciens, salariés et retraités, disent la même chose : nous refusons d’être réduits à des variables d’ajustement.
Car derrière les chiffres froids d’un budget, il y a des vies. Chaque coupe, chaque réforme injuste, ce sont des familles qui s’inquiètent pour demain, des jeunes qui voient leur avenir s’assombrir, des anciens qui redoutent de finir leurs jours dans la précarité. La politique menée aujourd’hui est un choix : celui de faire payer les plus fragiles pour préserver les privilèges de quelques-uns. Et face à ce choix, la rue oppose une autre voie : celle de la justice sociale, de la dignité et de la solidarité.
Le 2 octobre est un nouveau signal. Les syndicats et les forces progressistes savent se rassembler pour dire non. Non à l’austérité. Non au mépris. Non à la régression sociale. La lutte continue, et chaque nouvelle attaque du gouvernement trouvera la même réponse : l’organisation, la mobilisation, la rue. C’est là, et seulement là, que se construit le rapport de force.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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