Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
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13 février 2009, par

Le collectif LKP exige que les discussions reprennent sur la base du pré-accord de dimanche qui prévoyait une hausse des salaires de 200 euros financés par l’État. Cette proposition avait clairement été repoussée mardi par François Fillon, le Premier ministre estimant que les augmentations de salaires relèvent de la responsabilité exclusive des partenaires sociaux, et ne doivent pas être financées par de nouvelles subventions de l’État.
Coup de théâtre hier en Guadeloupe. Les négociations entre Paris, représenté par deux fonctionnaires du ministère du Travail, et le collectif LKP ont été rompues hier.
« Nous ne reviendrons pas à la table des négociations s’il n’y a pas signature du pré-accord trouvé dimanche matin » a affirmé hier à l’AFP, au sortir de la réunion avec les médiateurs, un dirigeant du LKP, Alain Plaisir.
Les six négociateurs du LKP ont affirmé hier qu’ils souhaitaient que l’État co-signe le pré-accord élaboré dimanche, à l’issue de plus de vingt heures de négociation avec le patronat. Ce document prévoyait 200 euros d’augmentation des salaires, en contrepartie d’un allègement de 108 millions d’euros de charges salariales.
C’est uniquement sur la base de ce pré-accord que les Guadeloupéens veulent discuter avec les deux médiateurs du ministère du Travail. Or, le Premier ministre a clairement rejeté cette proposition mardi. Il a dit que ce n’est pas à l’État de se substituer aux partenaires sociaux, renvoyant patronat et syndicats autour de la table des discussions pour trouver eux-mêmes une autre répartition des richesses tirées du travail. C’est de nouveau la manifestation de l’impasse dans lequel se trouve le modèle économique spécifique aux départements d’Outre-mer. Et pour le moment, pas de réponse immédiate aux revendications des Guadeloupéens.
La grève générale se poursuit, et une grande manifestation est prévue demain.
M.M.
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