Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Economie
29 mars 2011, par

À l’issue des négociations annuelles entre fournisseurs et représentants de la grande distribution, les prix des principaux produits alimentaires devraient croître de 2 à 3% en moyenne en France. Cela aura une conséquence directe à La Réunion où 70% de nos importations viennent d’Europe et plus particulièrement de la France. Rappelons qu’actuellement La Réunion connait déjà un taux d’inflation très élevé. Les familles au revenu modeste sont les premières à souffrir de cette situation.
Les prix des principaux produits alimentaires – exception faite des fruits et légumes, de la viande et des marques de distributeur, exclus des discussions – devraient croître de 2 à 3% en moyenne en France.
En effet, le prix de la farine, par exemple, devrait progresser de 15 à 20%, celui du café devrait s’envoler de 10 à 20% et les biscuits coûteront de 3 à 10% plus cher. Les produits peu transformés, dans lesquels la matière première représente une part très importante, sont les plus touchés.
Des conséquences directes à La Réunion
Cette situation aura un impact direct à La Réunion où plus de 70% de nos importations viennent d’Europe et plus particulièrement de la France continentale (pour près de 60%). D’autant plus que pour la plupart des produits concernés, ils sont importés à La Réunion de l’Hexagone.
Rappelons que de février 2010 à février 2011, La Réunion a connu un taux d’inflation très élevé. Ce taux a été de 2,7% contre par exemple 1,7% en France sur la même période. Si on analyse par secteur d’activité, les produits alimentaires ont connu une inflation de 1,4% contre 0,3% en France.
Couplé à une hausse des produits pétroliers et notamment des carburants, le taux d’inflation à La Réunion risque d’exploser. En effet, les produits pétroliers ont connu la plus forte hausse sur les 12 derniers mois de l’année et ont tiré vers le haut le taux d’inflation.
Les familles au revenu modeste seront les plus pénalisées. À La Réunion la moitié de la population vit avec moins de 920 euros par mois (en 2008, le niveau de vie médian réunionnais est de 39% inférieur à celui de la France) et consacre donc pratiquement la totalité du revenu à l’achat des produits alimentaires. Cette hausse va donc concerner en premier lieu ces familles.
Nécessité de diversifier nos sources d’approvisionnements
C’est pour cette raison qu’il est tout d’abord essentiel de diversifier notre source d’approvisionnement. Nous nous approvisionnons là où les coûts de production sont les plus élevés et très éloignés de notre île. De ce fait, les coûts de transport sont plus importants. Il faut en finir avec l’exclusif. Près de 70% de nos échanges se font avec l’Europe et en particulier la France. La situation n’a pas changé depuis plus de 50 ans.
Il faut également produire moins cher en achetant les matières premières aux pays aux coûts de production plus faibles. Il faut faciliter les échanges avec ces pays.
Il faut cesser les monopoles des centrales d’achat (ex. : SRPP) et casser les ententes illicites.
La traçabilité des prix du producteur au consommateur est essentielle. Aujourd’hui, toute la transparence doit être faite. Le consommateur est dans le droit de connaître la composition du prix du produit acquis de la même manière qu’il connaît les différents ingrédients du produit indiqués sur son emballage.
Sanjiv Dinama
Nos peines
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