Luttes sociales

Hausse des retraites agricoles : proposition communiste adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale

Pas de retraité en dessous du seuil de pauvreté

Témoignages.re / 19 juin 2020

La revalorisation des retraites des agriculteurs est une bataille menée de longue date à La Réunion par la CGPER. Le syndicat revendique un minimum à 85 % du SMIC pour qu’aucun retraité ne soit sous le seuil de pauvreté. Une proposition de loi allant dans ce sens a été déposée par le député PCF André Chassaigne a été adoptée hier à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Un communiqué du PCF et d’André Chassaigne explique la portée de cette proposition de loi.

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Photo Toniox.

Après 40 mois de combats acharnés et de débats, c’est grâce à la persevérence du groupe GDR et notamment à celle d’André Chassaigne, que ce texte prévoyant de passer de 75 % à 85 % du Smic le minimum de pension a pu être voté. Ce n’est pas encore un niveau digne de pension mais c’est une progression importante pour celles et ceux qui perçoivent en moyenne une pension de 900 euros. Pour de nombreuses agricultrices cette pension est de 600 euros !

Pourtant, alors que cette revalorisation est attendue par le monde agricole, la majorité En Marche a choisi d’affaiblir la portée de ce texte et de reporter son application à 2022 ! Seule 190 000 agriculteurs en bénéficieront au lieu des 290 000 prévus dans la proposition de loi initiale portée par André Chassaigne.

« Le minimum de pension pour une carrière complète de chef d’exploitation passera ainsi à 85 % du SMIC, avec une revalorisation moyenne de 120 euros mensuels au 1er janvier 2022 pour près de 200 000 retraités actuels mais aussi pour les futurs retraités. Comme je l’ai fait en séance aujourd’hui, je continuerai à défendre avant son passage devant le Sénat dans les jours qui viennent, la mise en application de cette avancée sociale dès le 1er janvier 2021 et sans écrêtement. Fruit d’un long travail, cette première avancée doit permettre de continuer à tracer le chemin d’une reconnaissance à la hauteur de tous les travailleurs de l’agriculture, et en particulier des femmes, et de leur garantir un haut niveau de protection sociale », explique l’auteur de la proposition de loi.