Huguette Bello encore et toujours avec les précaires

« Il faut se mettre debout, se lever, il faut se révolter... »

29 janvier 2008

Dédiée depuis plusieurs années à la cause des précaires, toujours présente à leurs côtés, la Députée Huguette Bello, indéfectible alliée, a été accueillie très chaleureusement hier matin devant le Rectorat par les manifestants.

Huguette Bello estime qu’il faut se mobiliser en masse : « C’est l’École publique qui fout le camp, c’est l’École de la République qu’il faut défendre ».
(photo SL)

« Merci Madame Bello, vous êtes là seule à nous aider »,

... saluera une dame, faisant allusion à l’intervention de la députée à l’Assemblée nationale. Rapidement, la foule s’est attroupée autour de l’élue qui, en plus de son interpellation orale dans l’hémicycle, a formulé une question écrite au Ministre de l’Education nationale ; question dont la réponse est éloquante de déni. « Xavier Darcos dit que la situation n’est pas dramatique. Des centaines de personnes au chômage, ça n’est pas dramatique ! Et après, on va dire que les Réunionnais ne veulent pas travailler... C’est insupportable ». Une salve d’applaudissements retentie. Les manifestants adhèrent, et chacun y va de son indignation.
En tant que députée, Huguette Bello, au cœur des rouages de la politique, dénonce ouvertement un gouvernement qui accable les plus pauvres et se place du côté des plus riches, des grands groupes financiers. Déficit de la Sécurité sociale et franchises médicales, intrusion dans la vie des érémistes pour évaluer leur train de vie... Huguette Bello dénonce l’injustice et se soulève contre les discours démagogiques.

« C’est l’Ecole publique qui fout le camp... »

« C’est l’occasion de sanctionner ce gouvernement et tous ceux qui se taisent à La Réunion, ceux qui disent qu’ils parlent dans son intérêt, mais ne le font pas ». Et les personnels précaires, pour avoir fait le tour des politiques locaux, en savent quelquechose des promesses de soutien sans suite. « Quand on n’a pas de fortune personnelle, on dit à nos enfants d’aller à l’école pour obtenir un diplôme, porte d’entrée vers l’indépendance économique. Mais la génération des 25-30 ans est une génération à 1.000 euros ». Devant la députée, les mères de familles acquiessent. Rappelant que le problème rencontré aujourd’hui par l’Académie de La Réunion, en sous-effectif chronique, touche également la France hexagonale et les autres DOM, Huguette Bello estime qu’il faut se mobiliser en masse. « C’est l’Ecole publique qui fout le camp, c’est l’Ecole de la République qu’il faut défendre (...). Il faut se mettre debout, se lever, il faut se révolter, car la révolte, c’est ce qui tient les gens debout ».
Nous reviendrons demain sur la réponse écrite de Xavier Darcos à Huguette Bello, éloquante de déni et de mauvaise foi.

S. L.

Huguette Bello

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Témoignages - 82e année


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