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23 août 2011, par

La clôture de l’Année internationale de la Jeunesse aura mis en exergue une évidence : l’absence de prise en compte des jeunes par les responsables politiques qui misent leur communication sur leur prétendue jeunesse. En effet, en France, aucun évènement n’a été organisé pour célébrer cette Année de la Jeunesse. Ni la Région, ni le gouvernement n’ont voulu donner la parole aux jeunes.
Porteur du message de la jeunesse, Nicolas Sarkozy et Didier Robert en avaient fait leur fer de lance pour se faire élire. Mais au moment où les Nations Unies portent la jeunesse dans le débat politique et ont appelé à la réalisation d’actions en leur faveur, ni l’un, ni l’autre n’a pris les devants pour célébrer cet évènement.
La démagogie pour se faire élire
Nicolas Sarkozy tente de rattraper le coup en ouvrant les 14èmes Jeux du Pacifique à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 27 août prochain. Son absence aux Jeux des Iles aux Seychelles a été remarquée, car, auparavant, il promettait des changements, des « commencements », « Et je veux, si je deviens Président de la République, couper tous les liens qui vous entravent, et vous donner les moyens de cette liberté que j’appelle l’autonomie ».
Aujourd’hui, la peur des jeunes, avec les récents évènements passés, les manifestations de jeunes contre certaines mesures éducatives ou encore contre la réforme de la retraite ont fait rétracter la promesse d’autonomie de Nicolas Sarkozy. De son côté, Didier Robert s’est prétendu jeune pour se faire élire, mais les faits ont rapidement craquelé le vernis.
La jeunesse aura eu son année
L’année 2010-2011 a été le théâtre de centaines d’évènements dans le monde, notamment en Afrique du Sud où une dizaine de jeunes Réunionnais ont participé pendant dix jours au Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants. Dans un appel à la paix et à la transformation sociale, les 15.000 jeunes présents ont adhéré à l’unanimité à la Déclaration finale du FMJE. Le 17ème FMJE a eu lieu pendant l’Année internationale des Nations Unies de la Jeunesse, comme ce fut le cas en 1985. Ce fut la 17ème occasion pour les jeunes présents de témoigner, proposer des solutions et échanger avec la jeunesse du monde.
Plus de sept mois plus tard, le Festival international de la jeunesse réunionnaise a été initié par Gilles Leperlier, président de l’AJFER. Événement sans équivalent dans la République, ce festival a réuni plus de 450 personnes et permis d’éclairer la situation des jeunes à La Réunion et dans les pays de la zone océan Indien. Débats, échanges, projets, résolutions et perspectives, le Comité de pilotage, dans la suite du projet de l’AJFER, a appelé : « Arrêtons de parler des jeunes sans les jeunes ».
L’objectif a été de responsabiliser les jeunes face aux défis qui les attendent et de replacer l’être humain comme acteur de la société. C’est pour cette raison que le Comité de pilotage a décidé de préparer un second festival pour que tous soient concernés.
Les jeunes décident de parler des jeunes pour eux.
Céline Tabou
Nos peines
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