Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
(suite de la page 3)
29 juin 2005

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Le gouvernement s’est donné 100 jours pour redonner confiance. Nous devons, nous aussi, en 100 jours - c’est-à-dire en juillet / août / septembre -, élaborer nos propositions, et à partir de là, après négociations, concertations, corrections, redressements, entre nous, les faire adopter à Paris ou Bruxelles.
Nous ne pouvons pas attendre le 31 décembre pour exiger le maintien des crédits de CES ou CEC pour 1 an ou 6 mois supplémentaires. Nous devons être clairs : c’est une mesure provisoire, car nous voulons marquer notre volonté de trouver des solutions sur le plus long terme. Des solutions pérennes. Et à partir de là, discuter avec les chefs d’entreprise, les salariés des entreprises pour ouvrir de nouveaux secteurs. Ou pour renforcer les secteurs existants.
Nous devons faire des propositions
La petite enfance, par exemple. Pour ouvrir des crèches, il faut des puéricultrices. Il n’y en a pas suffisamment. Mais il existe aussi des crèches familiales, dont le suivi est assuré par la DDASS. Il y a de l’emploi dans le secteur médico-social.
L’aide aux jeunes en difficulté. Il y avait les aides éducateurs dans les écoles, collèges et lycées. Ils accompagnaient les jeunes en difficulté. Aujourd’hui, qui les accompagne ? La Réunion compte 120.000 illettrés. Ils ne sont pas issus de la période coloniale. Ce sont pour nombre d’entre eux des jeunes. Quel accompagnement pour eux, et particulièrement ceux qui sont encore dans le système éducatif ?
Nous connaissons la situation dans notre île. Nous devons faire des propositions. Il y a déjà unanimité pour dire que les mesures gouvernementales sont inapplicables, en l’état actuel, dans le contexte réunionnais.
Il nous appartient que chacun, dans le secteur qui est le sien, fasse des propositions, apporte des solutions. Je suis persuadé que nous sommes capables de nous retrouver, de nous unir. Nous l’avons déjà fait, notamment dans les périodes de grands dangers. Nous devons discuter. Et proposer un plan à Paris. Il y a urgence.
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