Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Suite à la visite des deux ministres Daubresse et Borloo
27 décembre 2004

Même s’il se laisse le temps de la réflexion quant à la visite des deux ministres du logement et de la cohésion sociale, le président d’Agir pou nout tout, Jean-Hugues Ratenon, reste sceptique quant à la bonne influence des plans proposés.
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"Ce plan mérite d’être amélioré", confiait le ministre de la Cohésion sociale et de l’emploi, Jean-Louis Borloo. S’il doit être amélioré, pour que soient prises en compte les spécificités de chaque région de France, le ministre Borloo doit d’ores et déjà prendre en considération les données socio-économiques de notre pays.
"S’il y a 100.000 demandeurs d’emploi, il n’y a pas 100.000 paresseux à La Réunion", déclarait Jean-Hugues Ratenon, qui espère que les politiques réunionnais joueront chacun leur rôle et contribueront à “améliorer” ce plan en faveur des Réunionnais. "Le plan de cohésion sociale est aujourd’hui voté et c’est à nous de voir comment en tirer le meilleur profit", continue le président d’Agir pou nout tout, qui exhorte à la plus grande vigilance.
Les annonces du gouvernement laissent présager la reconduite des emplois aidés pour 2005. Le problème reste donc entier dès la fin de l’année prochaine. Ces emplois de service, même s’ils sont jugés précaires, permettent à de nombreuses familles réunionnaises de survivre.
Le plan propose 50.000 emplois sur 5 ans, aux Réunionnais. Ces contrats, nommés “contrats d’avenir”, ne répondent pas totalement aux besoins des Réunionnais. Chaque année, de nombreux étudiants et lycéens arrivent sur le marché de l’emploi, condamnés pour la plupart à opter pour la mobilité. Jean-Hugues Ratenon devrait revenir plus tard, et plus longuement, sur ce point.
Pour ce qui concerne les propositions en matière de logement, il note l’infériorité des réponses par rapport à l’ampleur des besoins dans notre pays. Il faudrait en effet la construction de 9.000 logements par an, cela jusqu’en 2015, pour répondre aux besoins des Réunionnais.
Le gouvernement ne propose que 4.300 logements par an, "ce qui est en dessous des besoins". On imagine toutes les difficultés qui découleront de cette décision irresponsable de la part de l’UMP et de ses chevronnés partisans.
Bbj
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