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Contre la réforme des retraites
22 juin 2010

Voici des appels lancés par la Fédération générale des retraités de la fonction publique ainsi que la Ligue des droits de l’Homme Saint-Denis Réunion pour la manifestation de ce jeudi 24 juin contre la réforme des retraites du Gouvernement.
• Fédération générale des retraités de la fonction publique
Mobilisation générale le jeudi 24 juin
Après les réformes menées depuis 1993, celle que le Gouvernement veut maintenant imposer vise à faire encore baisser le niveau des pensions.
Les retraités d’aujourd’hui sont concernés :
- la revalorisation annuelle des pensions ne garantit pas le maintien du pouvoir d’achat des retraités ;
- des menaces persistent sur ce qui reste du Code des pensions en matière de réversion ou d’avantages familiaux et sur le niveau des prélèvements ;
- les assimilations prévues par les textes, lors de la création des nouveaux corps, ne sont toujours pas mises en œuvre.
Les retraités de demain sont menacés :
- la remise en cause de l’âge légal à 60 ans, conjuguée avec un nouvel allongement de la durée de cotisation, est inacceptable et injuste ;
- pour les fonctionnaires, le relèvement de la retenue pour pension est inadmissible ;
- les salarié(e)s qui ont commencé tôt à travailler ou qui ont été recruté(e)s très tardivement, ou qui ont eu des emplois précaires, seront lourdement pénalisé(e)s ;
- les orientations annoncées sur la taxation des hauts revenus et des revenus du capital, à hauteur de 600 millions, sont dérisoires au regard des 19 milliards de prélèvements sur les salariés.
Le gouvernement, avec mépris, affirme vouloir maintenir le cap sans prendre en compte la mobilisation des salarié(e)s.
Rien n’est joué ! Le 24 juin les salarié(e)s du public et du privé, les retraité(e)s, les chômeurs et les jeunes se mobiliseront pour refuser les mesures annoncées.
La Section départementale de la FGR-FP appelle l’ensemble des retraité(e)s à participer solidairement à cette nouvelle mobilisation pour la défense des retraites.
La commission Exécutive de la FGR-FP.
• Ligue des droits de l’Homme Saint-Denis Réunion
Retraites à la baisse pour tous ?
L’annonce par le gouvernement de son avant-projet de loi sur la réforme des retraites suscite émotions et inquiétudes. La Ligue des droits de l’Homme constate qu’une fois encore, les “réformes” annoncées n’ont été précédées d’aucune négociation et que la stratégie de battage médiatique est substituée au débat républicain afin de laisser à penser que tout serait, d’ores et déjà, joué. L’ultimatum posé aux organisations syndicales ainsi que l’intransigeance affichée sur le recul de l’âge légal de départ en retraite concourent, eux aussi, à alimenter un sentiment de “déjà joué”.
La méthode, aussi brutale que manipulatrice, donne le ton du contenu. Les réformes annoncées préparent un recul social d’une extrême gravité. Le recul de l’âge légal à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans produirait une baisse des pensions, aggraverait les inégalités, notamment face à l’espérance de vie. Les femmes compteraient une fois de plus parmi les principales victimes de ce nouveau dispositif. Les jeunes enfin seraient pénalisés dès la sortie des études par l’allongement du temps de travail de leurs aînés. A cela s’ajoute le fait que la pénibilité comme phénomène global est niée ; seuls seraient pris en compte des cas d’usure individuelle immédiate et patente.
Inégale en son contenu, cette “réforme” est également injuste en son financement. En effet, celui-ci reposerait pour l’essentiel sur une ponction prélevée sur les salaires.
Loin de « sauver le système de retraite par répartition », comme le proclame le gouvernement, ce projet vise à offrir le marché des retraites aux assureurs, à rassurer les marchés financiers demandeurs de réduction des budgets publics et sociaux partout en Europe. Il n’assure pas la pérennité du système et ne répond pas aux vrais périls qui tiennent à la précarisation du travail et de l’emploi.
La Ligue des droits de l’Homme réaffirme son attachement au principe fondamental de retraite par répartition, et à l’âge légal de départ à 60 ans. Parce que les exigences d’égalité et de solidarité sont parties intégrantes de la conception indivisible des droits de l’Homme qui engage la République française, elle considère que ni les propositions actuelles, ni la méthode utilisée ne satisfont à ces exigences.
Elle se félicite des convergences syndicales qui s’affirment dans ce nouveau contexte ; parce qu’elle considère que rien n’est joué, elle appelle les citoyens de La Réunion à manifester massivement le 24 juin aux cotés des organisations syndicales pour signifier leur attachement à une retraite digne dans une société de solidarité, de justice et d’égalité des droits.
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