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Protestation du Syndicat national des pédiatres français
28 décembre 2004

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Suite au protocole d’accord signé récemment par la Confédération des syndicats médicaux français avec la Caisse nationale d’assurance maladie et le gouvernement, le Syndicat national des pédiatres français (SNPF) appelle à une “Journée sans pédiatres” le lundi 3 janvier 2005, avec la fermeture des cabinets, l’arrêt des activités en maternité et l’arrêt des vacations.
Selon le syndicat, "une campagne de désinformation déjà entreprise tend à faire croire que l’accès au pédiatre devra être conditionné par l’accord du médecin traitant". Le SNPF considère que le protocole de convention signé le 15 décembre est "une véritable humiliation pour la spécialité pédiatrique". En effet, celle-ci prévoit :
- pour la médecine générale, une majoration des consultations des enfants de 0 à 2 ans de 5 euros, mais de 2 euros seulement pour les pédiatres ;
- une majoration pédiatrie bloquée de 2 euros de 2 ans à 16 ans sans la possibilité du dépassement autorisé, accordé à toutes les autres spécialités, ni perspective actée de revalorisation.
- le paiement des consultations du samedi après-midi au tarif de dimanche et l’indemnisation de l’astreinte de permanence des soins pour le médecin généraliste, mais pas pour le pédiatre ;
- l’indemnisation de la permanence d’astreinte en maternité pour les gynéco obstétriciens et les anesthésistes, mais pas pour les pédiatres ;
- une extension du C2 (système de cotation) aux CES dont les pédiatres, avec seulement 1,5 % de leur patients adressés par un confrère, ne tireront aucun bénéfice.
Pour toutes ses raisons, le SNPF revendique une juste reconnaissance de la pédiatrie et veut faire passer le message du maintien de l’accès libre aux pédiatres.
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