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Soutien au GPX 974
12 novembre 2013

Plus de 300 personnes étaient réunies à la salle Candin de Saint-Denis, vendredi 8 novembre, pour le rassemblement des familles de GPX 974. L’’AJFER-Nou Lé Kapab a publié sur son site, noulekapab.com, un article sur le rassemblement, où « durant trois heures, élus, associatifs et familles ont tenu à apporter leurs témoignages, mais aussi leur solidarité à la lutte menée par les fonctionnaires ultramarins pour un retour à La Réunion ».
Une délégation de l’AJFER-Nou Lé Kapab a tenu à participer à ce rassemblement en signe de soutien aux familles, mais aussi pour continuer à mener la lutte, car « derrière les chiffres, il y a des personnes qui souffrent, des familles qui se déchirent, des gens qui veulent rentrer à La Réunion, je leur dirais que ce soir, de vous voir ici c’est un encouragement, pour continuer la lutte, car les luttes qui sont menées se sont des luttes qui vont être gagnées et demain, on va gagner la bataille pour la priorité à l’embauche des Réunionnais et pour que les Réunionnais qui veulent rentrer, rentrent », a déclaré Gilles Leperlier, président.
Idriss Rangassamy, qui a présidé cet évènement, a réaffirmé la volonté du groupe de « tirer la sonnette d’alarme pour tous nos camarades qui sont en métropole et qui demandent à revenir dans un délai assez correct, et ne pas attendre 25 ou 30 ans pour revenir ». Beaucoup de personnes sont accablées par ces injustices, mais elles espèrent beaucoup des politiques. Raison pour laquelle le rapport de Patrick Lebreton sur l’emploi des ultramarins dans leur territoire est « très attendu ». Tous veulent un changement pour que l’ancienneté de la demande soit prise en compte et que les fonctionnaires - de toute le Fonction Public - qui souhaitent revenir à La Réunion le puissent.
Il existe des secteurs de la Fonction publique, « où la loi pose qu’il n’y a pas de mutation. Il faut que chacun trouve un employeur à La Réunion dans la fonction publique, et que l’employeur en France accepte de nous lâcher. Sinon c’est impossible d’être muté », a expliqué David, fonctionnaire dans les services techniques et ouvriers.
En dépit des mobilisations et des communications faites auprès des services de l’Etat, les fonctionnaires réunionnais sont « dans la galère ». En France hexagonale, « les conditions de travail des Réunionnais sont inconsidérables et très difficiles. Les Réunionnais sont mal considérés dans leurs commissariats », a expliqué Monsieur Myrte. Ce dernier a ajouté : « Comment les familles peuvent faire pour aider leurs enfants si elles n’ont pas des bases syndicales ou de droit ? ».
Un souci partagé par les familles présentes, car certaines se rendent souvent en France hexagonale pour aider et soutenir moralement, mais aussi financièrement leurs parents. Selon l’un des parents présents, « mon fils a failli se retrouver à la rue si je ne l’avais pas aidé ». Pour une mère, « au-delà des soutiens des élus, on veut de l’action. L’action est venue d’une association et tous les élus se sont greffés dessus, parce que c’est les élections. Mais on oublie le harcèlement subi par les familles ». Pour cette dernière , « il n’y a pas de dérogation, mais du piston. C’est ce qui a marché jusqu’à aujourd’hui, il faut maintenant vouloir et mettre les moyens pour que les choses changent. On ne veut plus entendre qu’il faut du temps ».
Depuis plusieurs années, le combat mené pour l’emploi aux Réunionnais a été dénoncé et violemment critiqué par des personnes qui « nous traités de lepénistes, d’extrémistes », mais « il aura fallu passer par la sensibilisation, par votre travail, mais aussi par la volonté et le travail de toutes les personnes, qui se sentent concernées par cette bataille » pour que « les mentalités évoluent », a expliqué Gilles Leperlier.
Après avoir rencontré Fabrice Boucher, Freddy Tayo, Ruddy Damour, Laurent Boyer, et tous les autres, nous avons pris conscience que dans la Police aussi, des drames existaient. « On a appris à connaitre leurs situations. Je me rappelle quand on a organisé la mobilisation du 12 août, on s’est fait vivement critiqué », a rappelé Gilles Leperlier. A l’époque, les gens protestaient contre cette mobilisation, parce que les policiers réunionnais étaient considérés comme « des privilégiés », mais « on a continué à mener la lutte ».
Pour Nathalie, « la mobilisation n’est pas que pour les policiers, elle est pour toute la Fonction publique. On veut des réponses et voir les politiques se bouger » pour que les choses avancent et que la mobilisation ne soit contrainte et forcée, mais choisie et égalitaire. Raison pour laquelle, l’AJFER-Nou lé kapab va continuer à mener la lutte et soutenir le GPX 974 et tous les fonctionnaires réunionnais parce que « le système mis en place n’est pas opérationnel, il y a un manque de transparence. Quand un jeune part en France, il doit pouvoir se dire qu’il pourra revenir dans dix ans. A nos élus d’agir maintenant », a indiqué le président de l’AJFER-NLK.
Retrouvez l’intégralité de l’article sur www.noulekapab.com
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