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4 juin, parNos peines
Manifestation devant le Département
17 septembre 2009

Plus de 200 employés de l’ARAST, association spécialisée dans les services à domicile et aux personnes en difficulté, manifestaient hier devant les locaux du Conseil général. Ils demandent au Département de trouver un financement pour sauver la structure actuellement en redressement judiciaire. À défaut, la mise en liquidation judiciaire pourrait être prononcée le 28 septembre prochain. Une délégation a été reçue au Palais de la Source en fin de matinée par 5 conseillers généraux parmi lesquels Bachil Vally, le maire de l’Entre-Deux. « Je ne peux pas dire si la structure est viable en l’état, mais nous ferons tout pour essayer de la sauver, a commenté ce dernier à l’issue de la rencontre. Une nouvelle réunion doit avoir lieu le lundi 21 septembre.
Ce mouvement de colère fait suite à un courrier adressé par l’administrateur judiciaire de l’ARAST à Nassimah Dindar, présidente du Conseil général, le 1er août dernier. Dans ce courrier, il demande à la responsable politique de « donner dans les meilleurs délais une orientation définitive au projet de plan de restructuration que la Direction de l’ARAST a présenté ».
Il attire l’attention de Nassimah Dindar : « Je vous informe la nécessité de trouver dans les plus brefs délais une source de financement permettant à l’ARAST d’envisager une poursuite de la période d’observation à l’issue de l’audience du Tribunal de commerce prévue le 28 septembre ». Si aucun moyen n’est trouvé, l’administrateur affirme qu’il sera « dans l’incapacité d’envisager une poursuite de l’activité au-delà du mois d’octobre ». « Je n’aurai d’autre solution que de demander la liquidation judiciaire de cette association à l’audience du 28 septembre », prévient-il.
En cas de mise en liquidation judiciaire, environ 1.200 employés se retrouveront au chômage et près de 8.000 personnes ne bénéficieront plus des services de la structure. Une situation « inadmissible » pour ces employés qui veulent se battre jusqu’au bout.
À 11 heures 30, une délégation de manifestants a été reçue par 5 conseillers généraux. À l’issue de la réunion, vers 12 heures 45, Bachil Vally s’est exprimé au nom du Conseil général. Il a jugé cette rencontre « bénéfique » puisqu’elle a permis « d’éclaircir un certain nombre de malentendus ». Il a affirmé aux manifestants que la collectivité avait reçu le courrier de l’administrateur judiciaire « aujourd’hui (ndlr hier) à 8 heures 46 ». « Aucune décision n’a donc encore été prise », a-t-il expliqué.
Bachil Vally a donc annoncé qu’une réunion aurait lieu le 21 septembre prochain pour étudier la situation de l’ARAST. Le compte-rendu de cette réunion serait ensuite présenté aux élus le 23 septembre pour que « les décisions soient prises ». Néanmoins, il a refusé de donner des garanties sur un éventuel financement de la structure par le Conseil général. « Ce n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il souligné. Enfin, à la question du sauvetage de l’ARAST, « il existe une juridiction (le Tribunal administratif - ndlr) qui se prononcera sur le sujet », a-t-il noté.
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