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Transporteurs en colère
9 septembre 2009

Après le coup de colère, l’heure est au dialogue pour l’Aveca (Association pour la Valorisation des Entreprises Commerciales et Artisanales). Dans un fax adressé hier mardi au préfet de La Réunion, Laurent Boyer, président de l’Aveca, a appelé à une ouverture du dialogue. « Nous sommes prêts à nous asseoir autour de la table », affirme-t-il. Mais face à « l’urgence de la situation », il n’exclut pas d’autres actions si « la situation n’évolue pas ».
Le récent blocage des routes a été très mal perçu par les Réunionnais, et le président de l’Aveca en est conscient. C’est pour « mettre fin à cette image de vilain petit canard » que l’association a choisi le dialogue. « Il n’y a que les signataires de l’accord Novelli qui sont reçus à la Préfecture. Nous voulons aussi être reçus pour discuter de ce protocole », explique Laurent Boyer.
Malgré les changements au protocole apportés par le préfet le 1er septembre dernier, les transporteurs ne sont pas encore satisfaits. « J’attends qu’une loi soit adoptée sur la modification apportée », indique le responsable d’association. « Pour l’instant, elle est contraire à l’article 37 de la LODEOM », ajoute-t-il. Cette modification, c’est la possibilité pour le chef d’entreprise de présenter ses déclarations sociales et fiscales et non plus l’obligation d’être à jour de ses charges salariales et patronales. « C’est déjà une première avancée, mais il faut que ce soit légiféré », répète Laurent Boyer.
L’Aveca souhaite également rencontrer Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation. « Nous voulons aborder les problèmes sociaux et fiscaux », précise le président de l’Aveca. Il souhaite également aborder la question de l’intégration du secteur du BTP dans la Zone franche globale d’activité. Enfin, il propose de penser à « l’après tram-train ». « Lorsque le tram-train sera terminé, nous nous retrouverons dans la même situation qu’aujourd’hui, en crise. Il faut donc d’ores et déjà réfléchir à la façon de rebondir sans attendre 10 ans », propose Laurent Boyer.
Ces questions seront mises en avant si une rencontre avec le préfet est prévue. En attendant, l’Aveca réfléchit aux actions à mettre en place. « Nous sommes dans une situation difficile. Ça ne nous réjouit pas de bloquer les routes, mais s’il faut le faire, nous le ferons », prévient-il. Mais pour l’instant, aucune possibilité n’est privilégiée.
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