Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Retour sur une mobilisation
11 septembre 2009

À l’appel des organisations syndicales FSU, SAIPER-PAS974, SCENRAC-CFTC, SNUDI-FO, SNUIPP, SUD-ÉDUCATION, UNEF, regroupé devant le Rectorat, une centaine de manifestants ont démarré la rentrée en présentant au représentant de l’État leurs cahiers de doléances afin d’obtenir des réponses par rapport aux menaces et dangers auxquels fait face l’Éducation nationale.
Après avoir dénoncé le flou persistant sur l’attribution des postes dans l’enseignement dans l’île et l’injustice et la discrimination auquel sont soumis les jeunes Réunionnais, cantonnés à des postes de remplaçants au profit des jeunes venus de l’extérieur, l’intersyndicale, tout en gardant comme objectif la mise à plat du système de recrutement, n’a pas manqué de souligner les couac de la rentrée, qu’il s’agisse de la gestion de la grippe A ou sur l’épineux dossiers des affectations.
L’intersyndicale réaffirme son opposition contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Suppressions injustifiables dans le contexte local avec le surnombre trop récurrent dans certaines classes. Par ailleurs, ces suppressions ne font, selon l’intersyndicale, qu’aggraver le manque d’encadrement des élèves, hypothéquant encore plus leur chance de réussite et rendant plus difficile leur apprentissage.
La grogne est encore plus palpable chez les étudiants qui avaient initié le mouvement pour demander la transparence sur le recrutement des professeurs des écoles ainsi que le déséquilibre entre les entrants et les sortants de l’Académie qui allait, selon l’UNEF, le syndicat majoritaire, se traduire sur les postes aux concours. Par ailleurs, le syndicat étudiant a remis sur la table les dangers que représente le projet dit de mastérisation de l’IUFM ; projet qui, selon l’UNEF Réunion, constitue une vraie régression sociale pour les étudiants de classe modeste et une vrai impasse académique, d’autant plus que le Rectorat semble rester muet sur les conséquences de cette réforme au sein de notre académie.
Si l’intersyndicale a souligné « la volonté de dialogue affichée par l’administration », les organisations attendent avant tout des réponses claires de l’État à la situation spécifique de La Réunion, notamment par la mise en place rapide de groupes de travail sur les règles du mouvement afin d’amorcer un retour à l’équilibre en termes d’entrants et de sortants et l’élaboration de règles simples et stables pour permettre une lisibilité et des perspectives en matière de mouvement.
L’avenir de la jeunesse réunionnaise est en jeu, selon les manifestants présents, car il est nécessaire de garantir, en ces temps de crise économique et sociale, un enseignement et une formation de qualité aux élèves car le diplôme reste le seul arme face à la crise. Avec la faillite du système libéral, le rôle du service public a une importance fondamentale, les organisations syndicales ont rappelé la nécessité de renforcer le service public de l’éducation et la nécessité d’un plan de rattrapage en termes de postes aux concours pour l’année à venir.
L’intersyndicale s’oppose aux suppressions de postes
L’UNEF déclare dans un communiqué que suite au rassemblement et à la rencontre avec le Rectorat de l’Académie de La Réunion mercredi, l’intersyndicale SAIPER PAS974, SCENRAC-CFTC, SNUDI-FO, SNUIPP-FSU, SUD ÉDUCATION, UNEF a affirmé son opposition aux réformes prises en matière de suppressions de postes dans l’Éducation nationale et de modification des règles du mouvement.
En effet, selon l’UNEF, ces réformes ont eu de fortes conséquences sur notre département :
« – déséquilibre entre les entrants et les sortants,
– diminution du nombre de postes aux concours de Professeur des Écoles,
– disparition de la liste complémentaire,
– manque de lisibilité des affectations. »
Les organisations syndicales SAIPER-PAS974, SCENRAC-CFTC, SNUDI-FO, SNUIPP-FSU, SUD-ÉDUCATION, UNEF :
« – notent la volonté de dialogue affichée par l’administration,
– attendent la mise en place rapide de groupes de travail sur les règles du mouvement et un retour à l’équilibre en termes d’entrants et de sortants.
– souhaitent un rattrapage en termes de postes aux concours pour l’année à venir.
– entendent mettre en place des règles simples et stables pour permettre une lisibilité et des perspectives en matière de mouvement ».
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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