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Les retraites à La Réunion
18 juin 2010, par

Le gouvernement décide de reculer l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Or, pour La Réunion, la seule solution permettant de résoudre le problème des retraites est l’emploi. Une personne qui ne travaille est une personne qui ne cotise pas, et qui n’aura droit qu’à un revenu minimum.
Le ministre du Travail, Éric Woerth, devait rencontrer les partenaires sociaux jusqu’à aujourd’hui, pour négocier d’éventuels ajustements au projet de réforme des retraites. Mais les syndicats savent que le gouvernement ne compte pas revenir de lui-même sur les mesures avancées.
Dans son allocution du 12 juin, à l’occasion de la réunion des nouveaux adhérents de l’UMP, le Premier ministre, François Fillon s’est vanté de la casse de l’emploi public, avec la suppression de plus de 100.000 postes, « depuis 2007, 100.000 fonctionnaires n’ont pas été remplacés, je ne connais pas beaucoup de pays qui ont entrepris un tel effort en si peu de temps ». Celui-ci se félicite d’avoir empêché 100.000 personnes d’entrer dans la fonction publique, et dans le même temps de ne leur proposer aucune alternative pour leur embauche. Ce sont autant de personnes pour lesquelles le droit à une retraite complète sera plus difficile à faire respecter.
L’embauche peut combler le déficit
Dans le contexte de La Réunion, toute réforme ne pourra pas régler la question des retraites, sans que le problème de l’emploi soit résolu.
L’important aujourd’hui est de créer de l’emploi afin de faire cotiser le plus de personnes, et non augmenter les cotisations des salariés. La situation risque d’être catastrophique à La Réunion, qui compte 37,6% de demandeurs d’emplois. Comment l’enchaînement de longues périodes de chômage et de quelques mois d’emplois précaires peuvent permettre d’obtenir suffisamment d’années de cotisation ?
Les mesures que le gouvernement tente d’imposer favorisent la finance au détriment de l’emploi, de la formation et des salaires. Pourtant, la création d’un million d’emplois en plus, c’est près de 5 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
Céline Tabou
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Messages
23 juin 2010, 10:55, par Joseph luçay Maillot
Ce n’est pas en reculant l’âge de la retraite et en augmentant les cotisations de retraite des travailleurs que nous sortirons de la crise et pourrons garantir aux salariés d’aujourd’hui une retraite confortable demain .
Comme les retraites sont payées par les cotisations versées par les travailleurs il faudrait essayer retrouver le plein emploi avant de reculer l’âge de la retraite et d’augmenter les cotisations .
Des solutions existent . je pense notamment à :
1°) L’interdiction de licenciement économique à toutes les entreprises qui font des bénéfices .
2°) L’encouragement de l’embauche de ceux qui n’ont jamais travaillé ou des chômeurs de longue durée , grâce à des aides spécifiques lorsque ces embauches durent au moins 4 ans .
3°)La modulation de la durée du travail selon la situation de chacun , étant entendu que le temps de travail effectué après la durée minimum légale serait soumis à des cotisations plus élevées .
4°)La modulation des cotisations de retraite selon l’âge , la situation familiale et le revenus de chacun . Pourquoi ne pas appliquer aux cotisations de retraite le système de quotient familial appliqué aux impôts sur le revenus ? cette mesure obligerait à partir les séniors qui s’accrochent à leur poste sans que cela soit justifié par une situation familiale particulière , et peut être inciterait les jeunes qui refusent de de faire des enfants à le faire , et apporterait ainsi une solution au problème du vieillissement de la population.
5°)En ne fixant pas de limite d’âge pour la retraite , mais en imposant le départ à ceux qui auraient travaillé au moins 35 ans , et en offrant à ceux qui seraient dans ces conditions la possibilité de rester en activité avec un régime de cotisation différent .
6°) En prévoyant également qu’après un certain âge ceux qui auraient versé un montant de cotisation de retraite suffisant pour payer leur retraite pendant au moins une quinzaine d’années pourraient partir s’ils le souhaitent .
En plus de ces mesures qui ne concernent que les travailleurs , on pourrait également demander aux patrons de faire un effort supplémentaire en les obligeant à verser une partie des bénéfices réalisés dans des fonds de pensions pour leurs salariés soit par entreprise lorsqu’il s’agit de très grandes entreprises , soit par branche.
Enfin on pourrait également instituer une cotisation de retraite sur tous les revenus qui ne sont pas produits par le travail . Pourquoi ne pas imposer une solidarité aux revenus de la spéculation boursière , aux gains des jeux de hasard , loterie ou autres , aux plu values réalisées sur les transactions immobilières ou sur la vente de valeur mobilière ou d’objet ’art .
On pourrait peut être explorer toutes ces hypothèses à l’occasion du débat actuel sur la réforme des retraites , car si notre constitution prévoit le droit à la solidarité nationale , elle prévoit également le droit au travail pour chacun .