Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Pour une meilleure gestion du service public de l’emploi
13 juillet 2005

La situation étant bloquée depuis le début d’année au niveau de la Direction générale, l’Intersyndicale des agents de l’ANPE a décidé hier ne plus reconnaître sa Direction comme interlocuteur, et de s’adresser directement à l’État.
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C’est pour répondre à une situation difficile que des syndicats ont appelé à la grève. Ce n’est pas qu’un mouvement d’humeur syndical qui secoue l’ANPE. Sept agences (Saint-Denis, Sainte-Clotilde, Moufia, Saint-Gilles, Tampon, Joli-Fond, Saint-Benoît) étaient fermées hier, ce qui montre que tous les agents se sentent concernés. L’Intersyndicale SNU, FO, CGC, CGTR, CFDT a rencontré le directeur départemental adjoint et le responsable des ressources humaines sans qu’aucun d’eux ne puisse apporter de réponse.
Depuis que les cinq syndicats se sont unis en mars 2005, ils ont toujours "rencontré des personnes qui nous écoutent et qui transmettent" mais n’ont "jamais eu à faire à quelqu’un qui a pouvoir de décision". Et comme plus personne n’a apparemment les moyens de prendre des décisions, l’Intersyndicale s’adresse directement à l’État.
"Aujourd’hui la Direction a marqué un pas dans son mutisme et dans son déni de reconnaître les revendications des agents", déplore Catherine Vincent, le porte-parole : "ils nous poussent à faire toujours plus grave, ce qui est extrêmement préjudiciable, car pendant ce temps, nous n’avons rien comme projet pour lutter contre le chômage. Où est la véritable recherche d’ambition pour faire notre travail correctement ? C’est très bien de passer en force, d’obtenir des chiffres, mais les agents sont laminés dans leur travail".
Direction coup de poing
Ce que l’Intersyndicale reproche à la Direction générale c’est qu’il n’y a aucun dialogue social et une direction coup de poing. Par exemple le contrôle d’hygiène et de sécurité des unités doit se faire par une instance comprenant les forces syndicales, celles-ci n’y sont pas conviées. Quand un problème se déclare dans les agences, il faut attendre un accident pour que l’établissement réagisse.
L’ensemble des conditions de travail se dégrade par rapport à ce que demande le gouvernement, sans compter les vexations... Pleins de détails, "mais la somme de détails fait beaucoup. Si vous ne voyez pas ce qui se passe, on va demander un audit, car la Direction des ressources humaines pose problème. Les promotions internes sont bloquées. Comme les pourvoiements de postes, certaines unités sont en surnombre et sur l’ensemble de l’île, nous connaissons une situation de sous-effectif. Il n’y a que des solutions bricolées". Pour l’Intersyndicale, "les méthodes sont indignes du service public".
Motion déposée dans une préfecture sans préfet, l’Intersyndicale n’exprime que des inquiétudes pour l’avenir.
Eiffel
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