Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
21 février 2007

Les secrétaires généraux des 8 grands syndicats de l’île étaient tous là, ou presque, hier, au bureau de la CGTR à Saint-Denis, pour discuter des modifications à apporter au décret portant sur l’Observatoire des prix et des revenus. Il y avait les 5 syndicats historiques, d’après l’arrêté du 31 mars 1966 - CGTR, FO, CFTC, CFDT et CGC. En outre, les 3 syndicats qui montent, l’UNSA, la FSU et Solidaires, étaient également présents.
Ivan Hoareau, le Secrétaire général de la CGTR, a mené la conférence de presse, au nom de l’Intersyndicale. Il a rappelé que l’Observatoire des prix est une vieille idée puisqu’elle remonte aux années 1970. Puis, il a évoqué les grandes journées de mobilisation, notamment celles contre les réformes que de Perreti, le Ministre de l’Outre-mer, souhaitait faire passer en 1997.
Ivan Hoareau a souligné que l’Observatoire des prix et des revenus devait avoir 2 objectifs principaux. Le premier consiste à posséder un élément de comparaison entre la situation en Métropole et à La Réunion. Le second réside dans l’étude de la formation, non seulement des prix, mais aussi des revenus.
Une fois passés cet historique et la mention des buts premiers, le Secrétaire général de la CGTR a évoqué le point « essentiel » de la composition de l’Observatoire des prix et des revenus. Il a regretté que la place des politiques soit si importante avec 10 élus sur 25 membres (NDLR - en fait, il y en a même 11, voir ci-dessous) : « Nous ne remettons pas en cause leur rôle, mais leur poids ». Puis, il a regretté, une fois n’est pas coutume, l’absence des organisations patronales, qui doivent donner leur avis. Il a également appelé à ce que l’« oubli » d’une nomination d’un membre des associations de consommateurs soit réparé. Il a surtout stigmatisé le faible nombre des représentants du monde syndical avec seulement 3 personnes. Il souhaite que les 5 syndicats historiques soient présents, mais aussi les 3 autres confédérations que sont l’UNSA, Solidaires et la FSU, au vu de leur poids à La Réunion. Il entend donc faire passer le nombre de syndicalistes de 3 à 8. En outre, il demande à ce qu’un suppléant par représentant syndical puisse venir assister à toutes les réunions (sans avoir le droit de vote).
Abordant les critiques formulées dernièrement par le Conseil Economique et Social de La Réunion à propos du décret sur l’Observatoire des prix et des revenus, il est d’accord sur leur remarque selon laquelle une réunion minimale par an est un seuil trop bas. Une rencontre tous les trimestres pourrait être proposée. Concernant l’article 3 du décret, l’Intersyndicale s’élève contre la confidentialité que requiert l’appartenance à l’observatoire. Au contraire, les représentants syndicaux souhaitent la transparence. Enfin, dans le même sens, l’article 5, qui stipule que le rapport annuel doit être transmis à certains membres, doit être amendé. En effet, il faut qu’il soit envoyé à tous les participants à cet observatoire.
M. Damian
Composition de l’Observatoire selon le projet de décret
Il est présidé par le Préfet ou son représentant et comprend, à La Réunion, les membres suivants. Il y a tout d’abord 11 politiques : les parlementaires de la collectivité concernée (5 députés et 3 sénateurs) ; le Président du Conseil régional ou son représentant ; le Président du Conseil général ou son représentant ; un maire proposé par le Président de l’association des maires.
Puis, il y a 4 représentants de l’Etat : le Trésorier-payeur général de Région ; le Directeur régional de l’INSEE, le Directeur départemental de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes ; le Directeur départemental du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Il faut ajouter 3 représentants des compagnies consulaires : le Président de la Chambre régionale de Commerce et d’Industrie ou son représentant ; le Président de la Chambre régionale de Métiers ou son représentant ; le Président de la Chambre régionale d’Agriculture ou son représentant.
Comme on l’a vu, il n’y a que 3 représentants des organisations syndicales des salariés du secteur privé et du secteur public les plus représentatives de la région désignées par arrêté préfectoral. En outre, 3 personnalités qualifiées venant notamment du monde associatif, désignées en raison de leur compétence ou de leur connaissance en matière de formation des prix et des revenus, doivent être désignées par arrêté préfectoral. Enfin, le Directeur régional de l’Institut d’Emission des Départements d’Outre-mer et le Président du Conseil Economique et Social ou son représentant doivent également être présents. Au total, cela représente 26 membres.
MD
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