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4 juin, parNos peines
Pour le respect de la parité
6 mai 2010, par

La présidente de l’Union des Femmes Réunionnaises (UFR) a expliqué lors d’une conférence de presse à la Mairie de Saint Paul que la réforme territoriale envisagée sera une « attaque portée contre la parité ». Les femmes de l’UFR appelent à la mobilisation pour l’égalité entre homme et femme, et le droit des femmes à être représentées dans les institutions nationale, et régionale.
Huguette Bello a appelé les femmes à se mobiliser contre ce bond arrière prévu par Nicolas Sarkozy, et le gouvernement de François Fillon. Accompagnée d’une dizaine de militantes de l’UFR, la députée saint-pauloise a énoncé les différences entre les hommes et les femmes au sein des institutions.
A l’aide de chiffres, la présidente de l’UFR a explicité les raisons du combat de son organisation pour que les femmes soient plus présentes dans les institutions françaises : à La Réunion, 2 femmes maires sur 24 communes, 4 femmes sur 49 sièges au Conseil général, en 2009,13,1% de femmes au sein du gouvernement, en France, 48,5% de femmes aux Conseils municipaux (+ 3.500 habitants), 18,5% de femmes à l’Assemblée Nationale, 21,9% au Sénat. Ces statistiques montrent que « La France est au 66ème rang mondial en ce qui concerne la parité, loin derrière la Chine, le Rwanda, le Mozambique. Au niveau européen, elle se situe au 18ème rang sur 27 pays que compte l’Union Européenne », a indiqué Huguette Bello.
Le point de contestation
Selon le texte d’une pétition distribuée par les militantes de l’UFR, la réforme qui fait bondir est « la réforme des collectivités territoriales voulue par le Président de la République substituant des conseillers territoriaux aux actuels conseillers généraux et régionaux ».
Selon Huguette Bello, la réforme « prévoit de faire élire, en 2014, 80% des conseillers territoriaux au scrutin uninominal, et seulement 20% restant à la proportionnelle ». Selon elle, le mode de scrutin uninominal dessert les femmes, car « les partis politiques ont tendance à évincer les femmes, lors de ce mode de scrutin ». Dans la suite du mouvement lancée par l’Union des Femmes de France, l’UFR a décidé de distribuer sa pétition dans toute l’île, et de « préférence avant le 25 mai prochain », jour où doit être déposé un amendement à l’Assemblée sur le mode d’élection des futurs conseillers territoriaux dans le cadre de l’examen de la réforme des collectivités locales.
L’association de défense des droits des femmes atteste que la réforme territoriale envisagée par Nicolas Sarkozy est « une regression, et un danger pour la parité. De plus, elle est anti-démocratique, anti-constitutionnelle », et montre les dérives anti-démocratiques que subit notre pays. « C’est pour cette raison que nous devons être vigilants vis-à-vis du droit des femmes, mais aussi des droits à la personne, et la dignité humaine », a conclu la présidente de l’UFR.
Céline Tabou
Nos peines
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