Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Briser le transfert des “amis venus d’ailleurs”
6 août 2004

Comment expliquer que La Réunion détienne à la fois un taux de croissance annuel remarquable (5%) et le taux de chômage le plus fort (38% selon le Bureau international du travail) ? Le phénomène démographique n’explique pas tout. En cinquante ans, l’échec de la départementalisation dans le domaine de l’emploi est une constante, selon les responsables de la CFDT.
Particulièrement préoccupée par la situation réunionnaise du chômage, l’Union interprofessionnelle régionale de la CFDT (UIR-CFDT) l’affirme sans tabou : "Le retour à l’emploi doit se faire sur la base du recrutement local".
Recruter local, cela veut dire : "Privilégier à compétences égales le recrutement des Réunionnais, mettre en place des parcours de formation permettant aux salariés réunionnais l’accès à des postes à responsabilités, garantir l’égalité professionnelle homme/femme, favoriser davantage l’accès à l’emploi aux travailleurs handicapés et s’assurer que toutes les catégories de la population réunionnaise soient traitées avec équité à l’embauche, lors de l’évolution professionnelle, pour tendre vers un équilibre en termes de représentation quantitative de ces catégories".
L’organisation syndicale estime que "les conditions sont aujourd’hui remplies pour que tout emploi disponible soit pourvu par un Réunionnais. Dans les différents secteurs d’activités, rien ne suppose des compétences, des qualifications qu’on ne saurait trouver à La Réunion".
Ainsi elle demande que "l’ouverture des postes à pourvoir soit d’abord offerte en priorité au personnel dans le cadre de la promotion interne. Un poste suppose un pré-requis en termes de formation et de compétences. Dès lors qu’un salarié volontaire dispose de ce pré-requis, sa candidature doit être considérée en priorité. De même, pour un salarié disposant d’une grande partie de ce pré-requis, ainsi que d’un potentiel de développement pouvant lui permettre de l’atteindre, sa Direction se doit de lui proposer un parcours d’accompagnement dans cette perspective".
En prônant le recrutement local, l’UIR-CFDT veut mette un terme à toute politique de copinage axée sur l’embauche “d’amis venus d’ailleurs” pour occuper des postes dans toutes les catégories, alors que des chômeurs qualifiés ne trouvent pas d’emplois, sinon dans des situations précaires.
Cette bataille dépasse le cadre syndical : il s’agit de briser un mécanisme de pensée qui exclut le Réunionnais de la vie économique de son pays, et en quelque sorte de lutter contre le syndrome du maître et contre celui du commandeur qui veut que le colonisé soit désormais son propre colonisateur.
Le comble est atteint lorsque les entreprises ou les administrations utilisent des dispositifs de la LOOM ou de la Loi Programme pour faire venir leurs “amis” de l’extérieur au détriment des Réunionnais. De même, l’UIR-CFDT dénonce les mesures incitatives, primes et autres avantages coloniaux, qui attirent les chasseurs de prime et participent à tirer les prix vers le haut.
Eiffel
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture