Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Fin de la grève d’avertissement au Gol et à Bois-Rouge
28 mai 2005

Si la grève s’est terminée hier dans les deux centrales thermiques, la CGTR rappelle au préfet que la situation reste toujours tendue et demande à l’autorité publique d’intervenir pour faire respecter les droits des travailleurs de ces deux entreprises de production d’électricité.
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La CGTR-EDF a adressé jeudi un courrier au préfet. Il indique que la grève débutée mercredi devait se terminer hier à 13 heures.
Rappelant au représentant de l’État les raisons du mouvement, les syndicalistes déplorent que la campagne sucrière 2005 se présente "avec un non-respect des revendications" des salariés des centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge et "alerte l’ensemble de cette profession de cette situation".
Le 27 novembre dernier, la direction et les représentants des salariés avaient signé un accord en deux points. L’article 1 prévoyait "le versement de primes pour travaux pénibles et salissants avant le 28 février 2005, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2002". L’article 2 "la mise en œuvre d’une négociation sur la gestion des conflits après constitution d’un groupe de travail".
Pour la CGTR, la direction refuse de verser la prime parce qu’elle estime que le syndicat "n’aurait pas respecté l’article 2 concernant la gestion des conflits". La CGTR explique son absence à la première réunion du fait du refus de la direction de rémunérer le délégué au temps passé à cette rencontre. "Lors de la deuxième réunion, notre délégation s’est présentée", poursuit la CGTR. Pour le syndicat, à cette réunion, la direction "n’a envisagé aucune négociation, mais a tenté de faire signer un accord préétabli identique à celui conclu en Guadeloupe. À la suite du refus de la délégation de signer, la direction n’a organisé aucune réunion et n’a soumis aucune autre proposition", précise la CGTR.
Cette dernière constate que la direction refuse de respecter les accords signés. Ceci explique le mouvement de grève déclenché mercredi.
La CGTR s’élève contre les pressions de la direction sur les travailleurs, avec notamment des ordres de réquisition pour un service minimum, "ce d’autant plus qu’aucun décret d’application ne vient créer de modalité à ce service".
Elle appelle le représentant de l’État "à faire cesser cette atteinte grave" au droit de grève.
En conclusion, la CGTR condamne également "la politique de licenciement au sein de cette entreprise" ce qui ne fait "qu’envenimer le climat délétère mis en pratique par cette même direction".
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