Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Le COSPAR reçu à la CCIR
27 février 2009

Mercredi, le COSPAR (Collectif des Organisations Syndicales, Partis et Associations de La Réunion contre la vie chère) a rencontré Eric Magamootoo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion. La délégation a pu exprimer les revendications.
Eric Magamootoo a reçu vers 16 heures 30 une délégation menée par Ivan Hoareau et Jean-Hugues Ratenon, représentants du COSPAR. Pendant plus d’une heure, ils ont échangé leurs points de vue sur la situation actuelle de la société réunionnaise et proposé des idées pour sortir de cette crise.
Pour le collectif, « nous sommes actuellement dans une situation d’urgence sociale. Il faut prendre des mesures immédiates pour y remédier ». Parmi ces mesures immédiates, on peut citer l’augmentation de 200 euros des bas salaires, des minima sociaux, des retraites et des bourses, la baisse de 20% sur les produits de consommation courante, le gel de loyers des logements sociaux et la baisse du prix de la bouteille de gaz de 5 euros. « Pour éteindre le feu, il faut impérativement une prise de conscience du fait que la crise est politique mais aussi sociale », souligne Ivan Hoareau.
Eric Magamootoo a quant a lui fait le constat « de la détresse sociale à La Réunion ». Selon lui, « il faut établir un nouveau modèle économique à La Réunion, car nous sommes arrivés à la fin d’un système ». En effet, il estime que l’île a hérité d’une « économie de comptoir » favorisant les situations de monopoles lors de sa départementalisation, en 1946. Il espère que les États généraux demandés par le président Nicolas Sarkozy ainsi que la mission du Conseil de la Concurrence seront « l’occasion de mettre fin à cette économie de monopole ». Néanmoins, le président de la Chambre veut favoriser le dialogue social pour ne pas sombrer dans « une situation d’explosion ».
Concernant l’augmentation des bas salaires de 200 euros, il a fait part de la nécessité de « trouver un équilibre entre le pouvoir d’achat des salariés et la survie des entreprises ». Il explique que des discussions doivent avoir lieu, mais qu’une augmentation générale est impossible.
Même si le COSPAR note que le président de la Chambre « reconnaît qu’il est temps de changer les choses » et que « son dialogue se rapproche de celui du collectif », elle ressent toujours des « décalages », notamment pour l’augmentation des salaires. « Pour l’instant, il y a des discours, mais pas de solution, c’est la raison pour laquelle il faudra s’exprimer massivement le 5 mars prochain », conclut Jean-Hugues Ratenon.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture