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15 septembre

Après plusieurs jours de mobilisation, les agents de la cuisine centrale du lycée Jean-Claude-Fruteau de Saint-Benoît ont repris le travail ce lundi 14 septembre. Les négociations avec la Région ont permis d’aboutir à des avancées sur les effectifs et les équipements. Pour la FSU Territoriale, ce conflit doit désormais ouvrir un débat plus large sur la reconnaissance des métiers de la restauration scolaire à La Réunion.
La reprise du travail met fin à un mouvement qui avait affecté la production de plusieurs milliers de repas préparés chaque jour pour les collégiens et lycéens de l’Est de La Réunion. La FSU Territoriale prend acte des avancées obtenues au terme des discussions avec la collectivité, tout en estimant que les difficultés révélées à Saint-Benoît dépassent le seul cadre de cette cuisine centrale.
Dans un courrier adressé à la présidence de la Région, le syndicat propose ainsi l’ouverture d’un « Plan régional pour les métiers de la restauration scolaire ». L’objectif : construire une politique globale de reconnaissance des personnels des lycées, confrontés à l’évolution de leurs missions et à une charge de travail importante.
La FSU demande notamment une négociation sur le régime indemnitaire, avec une revalorisation pouvant atteindre 150 euros nets mensuels, modulée selon les fonctions et responsabilités. Elle souhaite également que la technicité des métiers soit mieux prise en compte, alors que les agents doivent notamment respecter les normes sanitaires, assurer la traçabilité des produits, gérer les allergènes et répondre aux exigences nutritionnelles et environnementales.
Le syndicat met aussi en avant la pénibilité du travail, liée notamment à la chaleur, au froid, au bruit, à la manutention et aux cadences de production. Il réclame une meilleure prise en compte de ces contraintes, ainsi qu’une organisation des effectifs adaptée au volume réel de repas produits.
La question de la précarité et des perspectives de carrière est également posée. La FSU propose d’identifier les besoins permanents aujourd’hui couverts par des contractuels et de favoriser les évolutions professionnelles, la formation et les promotions.
Pour donner une suite au conflit, le syndicat propose enfin l’organisation, avant la fin de 2026, d’une conférence sociale des agents des lycées, réunissant la Région et les organisations syndicales. Elle permettrait de fixer un calendrier de négociations sur les différents sujets.
Pour la FSU, la mobilisation de Saint-Benoît doit ainsi servir de point de départ à un dialogue social renouvelé. Derrière les milliers de repas produits chaque jour, le syndicat rappelle qu’il y a des agents dont le travail contribue directement au fonctionnement des établissements et à la réussite des jeunes Réunionnais.
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