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4 juin, parNos peines
Coût de la rentrée universitaire
18 septembre 2008

La rentrée universitaire est déjà bien entamée. La campagne d’inscription universitaire pour les Premières années touche bientôt à sa fin, tandis que les inscriptions dans les autres filières ne font que commencer. Ces derniers temps, la cherté de la vie et la diminution du pouvoir d’achat entraînent de nouveaux comportements.
Mais qu’en est-il du pouvoir d’achat de l’étudiant ? On a coutume de dire qu’il « frôle le zéro ». Confrontés à la recherche d’un logement, aux frais d’inscriptions, aux frais de déplacements, comment vivent-ils cette période de rentrée universitaire ? En évaluant le coût d’une rentrée universitaire, certains aspects de leurs vies quotidiennes s’avèrent préoccupants.
Outre ses démarches administratives pour l’obtention d’une bourse ou d’un logement, l’un des moments les plus redoutés chez l’étudiant, c’est lors de son inscription universitaire. Combien vais-je payer mon inscription ? Dans le barème des droits d’inscription 2008/2009 de cette année, les prix s’échelonnent de 4,57 euros à 737,57 euros tous diplômes confondus. La grande majorité des étudiants boursiers de l’Université de La Réunion s’inscrivant en Licence (L) 1, 2 et 3, en Maîtrise ou en Master Recherche ou Professionnel niveau 1 et 2, et pour le diplôme d’ingénieur E1, E2, E3, E4, ils ne payeront cette année que 4,57 euros. Pour les autres, les non boursiers (non bénéficiaires, même pas à taux 0 ou redoublants), s’ils sont encore couverts par la Sécurité sociale de leurs parents (et c’est le cas de la majorité des jeunes âgés entre 17 et 20 ans), en L1, 2, 3, ils payeront 173,57 euros et ceux qui ne sont pas exonérés de la Sécurité sociale payeront 368,57 euros.
En Master 1 et 2 Recherche ou Professionnel et si vous n’êtes plus couverts par la Sécurité sociale de vos parents, vous payerez 425,57 euros et ceux qui profitent encore de la Sécurité sociale de leurs parents feront un bénéfice de 195 euros.
Pour un diplôme d’ingénieur E1, E2, E3, E4, il faut compter 737,57 euros. Si vous bénéficiez de la couverture de Sécurité sociale de vos parents ou si vous travaillez, vous payerez 542,57 euros.
Si vous vous êtes engagés dans un cursus Doctorat/HDR, vous payerez 541,57 euros. Si vous travaillez en parallèle, vous pourrez bénéficier, sous certaines conditions, de l’exonération de vos frais de Sécurité sociale.
Lorsque vous êtes en fin de cycle, votre statut de boursier ne rentre plus en compte. Vous ne dépendez plus du CROUS et vous devez, pour amortir vos frais, effectuer une demande de bourse régionale qui, sous réserve d’acceptation, vous sera de toute façon versée après votre inscription.
Pour une préparation à un diplôme supplémentaire, toutes filières confondues, comptez entre 113 et 228 euros. En capacité de Droit première année, vous payerez 173,57 euros et 368,57 en 2ème année (vous aurez le statut d’étudiant en deuxième année et ceux qui sont boursiers pourront faire valoir leurs droits.)
Autres dépenses : ouvrages, loyer, frais d’essence
Outre les frais d’inscription, comptez en moyenne entre 100 et 350 euros de loyer pour les étudiants qui prennent leur appartement près ou dans l’enceinte du campus universitaire pour un F1 ou un F2 (l’aide au logement est déduite de ces sommes).
Pour ceux qui ont une voiture, il faut également penser aux frais d’essence. Il faut en moyenne deux pleins d’essence pour le mois pour ceux qui habitent dans le Sud. Tout en sachant qu’ils partent de préférence chez eux le week-end. Ceux-là dépensent à peu près 250 euros par mois en frais d’essence.
Les étudiants auront également besoin, en fonction de leur cursus, d’ouvrages ou de matériels pédagogiques divers. Il faut compter en moyenne entre 250 et 400 euros pour une année universitaire. Ce sont des dépenses qu’ils pourront réguler en fonction des ouvrages qui sont disponibles en bibliothèque universitaire.
De par ses diverses dépenses, l’étudiant trouvera des astuces pour s’en sortir. Pour réduire ses frais, s’il n’habite pas loin de l’Université, l’étudiant restera chez ses parents. Pour diverses raisons, certains optent pour un logement proche de l’Université. Mais il faudra s’assumer et subvenir à ses propres besoins. Si la bourse ne suffit pas ou si celle-ci accuse un léger retard, l’étudiant devra chercher très rapidement un petit boulot (c’est le cas de beaucoup d’étudiants venant des autres académies françaises). Beaucoup vivront en cohabitation et seront des assidus des transports en commun. En cas de coup dur, ces étudiants pourront compter sur leurs parents ou sur les différents services sociaux mis à leur disposition au sein même de leur université. La situation de ces étudiants reste néanmoins précaire. Etant dans une situation instable, étant fortement sollicités pour leurs aptitudes intellectuelles, ces étudiants sont assujettis aux intempéries de la vie.
Sophie Bélim
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