Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Réforme des retraites
25 octobre 2010, par

De nouveau en grève dimanche 24 octobre, les secteurs de l’Énergie et des Transports sont mobilisés contre la réforme des retraites. Egalement poussée par la mobilisation des jeunes, l’intersyndicale a annoncé deux nouvelles journées d’action.
Jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre verront des milliers de salariés du privé et du public, des jeunes, des retraités et des non actifs dire stop au gouvernement, cette réforme des retraites est injuste et inéquitable.
La situation en France
De nombreuses stations essence de France sont à sec, sept départements sont à court de carburant, et d’autres cités doivent attendre l’arrivée du ravitaillement. De plus, le blocage des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) est toujours en cours. Tandis que dans les ports, les dockers et les agents portuaires ont cessé le travail chaque week-end depuis début octobre. Du côté des transports, des perturbations sont à noter à la SNCF, sans grande incidence sur les voyageurs.
La Fonction publique est également mobilisée contre la réforme. Il n’y aura pas de pause pendant les vacances de la Toussaint. « La mobilisation est ancrée dans la durée et à un haut niveau », écrivent les six organisations : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU et Unsa. En dépit des divergences, l’intersyndicale est d’accord sur l’analyse, le mouvement social est maintenant installé, permanent, enraciné dans les territoires et toujours aussi soutenu, écrit “L’Humanité”.
La contestation va durer
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a expliqué : « Les salariés nous demandent de continuer et on le fait ». De même, « la protestation dans le pays prend un rythme quotidien, avec des débrayages dans les entreprises, des rassemblements le soir, etc », a indiqué jeudi 21 octobre à “L’Humanité” Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
69% des Français soutiennent largement le mouvement de contestation contre la réforme des retraites et continuent « d’approuver » les grèves et les manifestations. Tentant de focaliser la mobilisation sur les casseurs, et décrédibiliser les manifestants, Gaël Sliman, directeur adjoint de l’institut de sondage, affirme que « le soutien au mouvement, tant d’un point de vue global que dans ses différentes dimensions, n’a pas faibli ». Ce dernier ajoute que « 52% des Français approuvent les grèves dans les transports en commun (+2%). L’approbation du blocage des raffineries n’est pas majoritaire (46%), mais gagne aussi 2 points de sympathie ».
Certains observateurs expliquent que même si les syndicats ont réussi à maintenir la mobilisation à un niveau jamais égalé en France depuis 15 ans, la sortie du conflit s’annonce complexe en raison de la pression de la base et des divergences de stratégie.
Céline Tabou
Nos peines
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