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Dans la presse nationale
26 avril 2008
L’article qui suit est paru dans “L’Humanité” du 12 octobre 2007, à l’ouverture de la phase de consultations par le gouvernement. Il répond à un article paru dans “Challenges” au même moment et dont les grandes lignes dévoilent crûment les intentions de “casse” institutionnelle et sociale de certains milieux, au nom d’une “modernité” asservie aux intérêts d’une minorité.
Solidarité et appropriation sociale restent des principes actuels pour préserver le modèle social français.
Les “modernes” libéraux contre les “passéistes” de gauche, conservateurs et rétrogrades. Denis Kessler nous sert sa version du renversement du sens des mots pour appeler à la destruction des conquêtes du CNR, qui empêchent « notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales ». Des « exigences » qui ont pour nom : privatisations, liberté des capitaux et des marchés, déréglementation et baisse du coût du travail, sur fond de financiarisation de l’économie, avec pour corollaire la montée du chômage et des inégalités. Tout ce que, précisément, le programme du CNR se proposait de combattre, en voulant instaurer « un ordre social plus juste » basé sur l’appropriation sociale et la solidarité : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc...
Toutes conquêtes qui n’ont pas mis « l’État en faillite », en dépit de richesses infiniment moindres qu’aujourd’hui et des destructions de la guerre !
En février 1945, le futur ministre communiste inventeur du statut de la Fonction publique, Maurice Thorez, déclarait dans “L’Humanité” : « Si on analysait sérieusement les causes de la défaite de 1940 (...), on verrait que la cause essentielle est l’égoïsme de certains cercles privilégiés qui ont sacrifié délibérément les intérêts de la nation à la défense de leurs privilèges ». C’est exactement ce que fait le gouvernement depuis 5 ans, avec ses « réformes » de privatisation du système de protection sociale, le bradage du secteur énergétique et l’avalanche de cadeaux fiscaux aux riches.
Constatant le creusement vertigineux des inégalités dans le monde depuis les années 70, un économiste libéral du “Monde” décrivait, en mars dernier (1), un « retour au capitalisme du 19ème siècle », avec des écarts de richesses dans les pays développés retrouvant leur niveau de 1900, après une forte réduction dans les années d’après-guerre. Si des transformations profondes ont affecté les économies depuis la Libération, avec la révolution technologique et informationnelle à l’œuvre, le capitalisme engendre les mêmes maux qu’avant-guerre : crise boursière venue des “subprimes” américains, scandales financiers comme à EADS, « parachute en or » pour les PDG, mais chômage et précarité pour les autres, sur fond de dépression économique, de pouvoir d’achat qui recule, etc...
Attaquée de toutes parts, l’“architecture” héritée du CNR tient le choc, en préservant notre système de protection sociale et nos services publics des prédations et des aléas financiers. Ce système supporte largement la comparaison avec le modèle anglo-américain dont rêvent Nicolas Sarkozy et Denis Kessler, avec ses millions de retraités ruinés suite au scandale d’Enron, les déboires actuels des petits propriétaires victimes de la crise boursière américaine, les millions d’enfants non assurés socialement, ou encore l’incurie des services de l’« État minimal » américain au moment de l’ouragan Katrina.
Qu’on se rappelle, à ce propos, l’efficacité de l’entreprise publique EDF lors de la tempête de 1999... Plus proches de nous, les ravages de la “concurrence” en Europe sont bien visibles, entraînant hausse des prix, précarisation de l’emploi et dégradation des services.
De tout cela, Denis Kessler ne parle pas. Pas plus qu’il n’évoque le débat sous-jacent à son propos, qui est de savoir si, au fond, le cadre de la mondialisation libérale est indépassable ou pas. Tout comme il était de savoir, à l’époque de l’établissement du programme du CNR, si la guerre, la défaite, la destruction des acquis sociaux ordonnées par les gouvernements qui ont suivi celui du Front populaire étaient une fatalité ou pas.
(1) “Le Monde des 11 et 12 mars 2007”.
Sébastien Crépel
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