La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
L’impasse totale d’un système qui augmente les inégalités
30 mars 2011, par

L’INSEE a publié une nouvelle étude sur les inégalités à La Réunion. Cette étude fait ressortir de très forte inégalité. Les chiffres publiés sont alarmants. Les inégalités de revenus sont plus accentuées à La Réunion. Ainsi près de la moitié des Réunionnais (49%) vivaient en 2008 toujours en dessous du seuil de la pauvreté. De plus, travailler ne met pas toujours à l’abri de la pauvreté, puisque 30% des personnes en emploi vivent sous le seuil de pauvreté. Les prestations et minima sociaux constituent 70% du niveau de vie des plus modestes. Le plus grave, 144.000 enfants vivent sous le seuil de pauvreté à La Réunion soit 58% des enfants Réunionnais. Ces chiffres attestent une nouvelle fois l’impasse d’un modèle, et ils n’ont pu que s’aggraver depuis avec l’arrêt des grands chantiers et l’explosion du chômage.
En 2008, la moitié des Réunionnais ont un niveau de vie inférieur à 920 euros par mois. Ce revenu, dit médian, est inférieur de 39% à celui observé en France.
Le seuil de pauvreté s’établit à 911 euros et nous sommes 49% à vivre en dessous de ce seuil à La Réunion.
Nos enfants durement touchés par la pauvreté
Selon l’INSEE, 49% des Réunionnais vivent en dessous du seuil de la pauvreté dont 144.000 enfants soit 58% des enfants à La Réunion. Si on analyse par catégorie de revenu, on constate que les 10% des personnes les plus modestes à La Réunion ont un niveau de vie inférieur à 481 euros par mois, tandis que les 10% les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 2 520 euros.
Les inégalités plus élevés à La Réunion
Ainsi, les inégalités sont plus fortes à La Réunion en matière de niveau de vie. Ainsi, le rapport interdécile (D9/D1) s’établit à 5,2 à La Réunion.
Cela signifie que le niveau de vie plancher des 10% des personnes les plus aisées (D9) est 5,2 fois plus élevé que le niveau de vie plafond des 10% des personnes les plus modestes (D1), contre seulement 3,3 fois en France. L’écart de niveau de vie entre les plus aisés et les plus modestes est donc d’autant plus important à La Réunion dons des inégalités beaucoup plus importantes.
Les revenus des plus modestes sont avant tout composés de prestations sociales et de minima sociaux, respectivement 34 et 35% pour les 20% les plus modestes. Les prestations et minima sociaux constituent 70% du niveau de vie des plus modestes.
Avec un taux de 75%, les chômeurs sont ainsi les plus touchés par la pauvreté. Toutefois occuper un emploi ne met pas toujours à l’abri de la pauvreté, puisque près de 30% des personnes ayant un emploi vivent sous le seuil de pauvreté.
Les Réunionnais doivent faire des propositions
Ces chiffres attestent une nouvelle fois l’impasse d’un modèle. La Réunion doit trouver son modèle de développement. Il y a nécessité de changer. De plus la politique de gèle des crédits du gouvernement actuel a des conséquences sur les collectivités notamment par une baisse des investissements et une diminution des possibilités pour les communes. Cette politique soutenue par les élus UMP de La Réunion se poursuit. Ce n’est donc pas de ce gouvernement qu’on peut attendre un soutient. Il est aujourd’hui de la responsabilité des Réunionnais de faire des propositions car toutes les propositions faites par les différents gouvernements successifs pour relancer l’outre mer n’ont aujourd’hui rien donné. Cela n’a pas réglé les problèmes structurels de La Réunion c’est-à-dire son non développement.
Sanjiv Dinama
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