Visas : ce qui est possible en Guyane doit l’être à Mayotte et à La Réunion
2 septembre, parSuppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
7 décembre 2018, par

« Pour sortir de cette crise sociale historique, La Réunion a besoin de toutes ses forces militantes, quelles soient syndicales, paysannes, associatives, citoyennes, politiques, culturelles... »
Le mouvement des gilets jaunes a redonné la parole au peuple !
Sur un laps de temps très court, à peine une quinzaine de jours, les citoyens se sont emparés des sujets vitaux pour le devenir de notre île, exaspérés par les décisions iniques et le comportement de certains de nos élus.
Nous assistons à un réveil des consciences, malgré les tiraillements, les querelles de chapelles, la répression, la manipulation, les Réunionnais relèvent la tête fièrement et veulent prendre en main leur destin.
Léta la itiliz la fors, zom politik la fane la divizion, mé nou lé touzour la. Nou tyinbotèt !
Après une première phase de maturation, nécessaire à formalisation des revendications, le temps est venu de nous rassembler. Pour sortir de cette crise sociale historique, La Réunion a besoin de toutes ses forces militantes, quelles soient syndicales, paysannes, associatives, citoyennes, politiques, culturelles...
Anon mèt nout rovandikasiyon an lèr, tout’ militant la Rényon i tienbo for ansanm.
Nous sommes à un moment décisif, si nous ne décidons pas rapidement ensemble du cadre nécessaire pour nous permettre de faire aboutir nos revendications, une fois encore les Réunionnais seront évincés des sphères de décisions. Gardons la main, prenons l’initiative de définir une stratégie partagée qui serve notre cause sans nuire à la population.
La pression doit être maintenue et même accentuée sur nos décideurs locaux, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, les Mairies... N’oublions pas toutes les Sociétés d’économies mixtes (SEM), qui comme certains grands groupes ont les coudées franches pour fixer les prix et dégager de gros bénéfices sur le dos de la population.
L’Etat, le préfet à La Réunion, ne doit pas se limiter à assurer la transparence sur la formation des prix, mais il doit intervenir concrètement pour casser toutes les situations de monopoles-oligopoles et forcer la grande distribution, les transitaires à revoir leurs marges bénéficiaires.
Tout le monde trinque dans cette crise, et réclame du concret, des résultats immédiat, pas dans trois mois. L’Etat a fait le choix de temporiser, clairement son objectif est de voir la mobilisation s’éteindre avec l’arrivée des fêtes de fin d’année.
Les salariés subissent de plein fouet les contres coups du conflit, perte de salaire, ou retrait sur jours de congés, pressions pour travailler plus et rattraper les retards au mépris des conditions de travail.
Les organisations syndicales doivent dès à présent engager toutes leurs forces dans la bataille et obtenir sans plus attendre l’ouverture de véritables négociations pour défendre et faire aboutir les revendications du peuple Réunionnais.
An dalonaz, anon soubat ansanm, po rouv’ in vré négosasiyon !
Jérôme Payet
Réunionnais, militant syndical
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
In kozman pou la route
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