Luttes sociales

La Réunion : Réactions

Sophie Périabe / 20 mars 2009

• Yannick Payet, UNEF
« Aujourd’hui, c’est un appel à la mobilisation nationale mais aussi à l’appel du COSPAR. La situation est difficile à La Réunion mais également en métropole. Plus de 9.000 demandeurs d’emploi en plus cette année à La Réunion. Les revendications du COSPAR rejoignent celles de la métropole. Et le gouvernement fait la sourde oreille. Il faut que le gouvernement change de cap. C’est par la mobilisation que nous parviendrons à nous faire entendre ».

• Paul Vergès, président de la Région
« Il faut arriver au plus vite à un accord. Concernant les minima sociaux, quand on voit ce qui s’est passé aux Antilles, on peut dire que ça peut se faire aussi ici. D’autre part, les grands absents dans les propositions du gouvernement sont les étudiants. On ne peut pas les oublier. Au niveau du Conseil régional, nous n’intervenons pas directement dans les négociations, mais si nous pouvons les faciliter, nous le ferons ».

• Yannis Payet, CFDT
« La Réunion lé dan chemin zordi pou protester contre la politique du gouvernement. La casse publique y ressent à La Réunion et en métropole aussi. Allon donne la main ensemb pou faire un politique qui protège les travailleurs et qui donne du pouvoir d’achat. Le temps lé venu où chacun y doit faire sa part, y faut faire connaître zot position. Si zot lé pour baisser les prix, alon mener des opérations dans les grandes surfaces. Dans toutes les villes, néna des grands patrons, alon voir a zot pour essaye trouver des solutions. Chacun néna un rôle à jouer ».

• Max Banon, responsable du COSPAR Sud
« La manifestation n’a pas été gâtée par le temps, mais nou lé satisfait. Entre 2.000 et 2.500 personnes lé la pour faire passer un message. Pour les jours à venir, les opérations de communication vont continuer un peu partout, il faut que nou crée un rapport de force. C’est à la population de se manifester. Et l’Etat doit prendre ses responsabilités concernant les minima sociaux, la grande distribution aussi par rapport à la liste des produits. Nou la demande 500 produits. Aujourd’hui, le préfet et les grands patrons y veut fé signe a nou un accord intermédiaire, mais les avancées que la été fé lé pas suffisant.
Et nou lâchera pas. Il faut donc que la population se mobilise pour aider le COSPAR à continuer le combat. Le COSPAR y appartient pas à personne, lé à la population ».

• Romain Gilbert, UNSA
« Aujourd’hui, nou assiste à un mariage avec la population, et comme y di, mariage pluvieux, mariage heureux. Alors nou peu dire manif pluvieux, manif heureux. Malgré la pluie, les gens la répondu présents et nous lé satisfait.
Maintenant, il faut se mobiliser dans toutes les villes, il faut que la population s’imprègne du combat car c’est le combat de la population ».

Propos recueillis SP