55 emplois menacés

La SGPEN-CGTR pointe la responsabilité de l’Etat

21 avril 2009

Voici la réaction du SGPEN-CGTR suite à un courriel qui leur a été adressé par la Préfecture.

Le SGPEN-CGTR constate avec regret que la guerre de la patate chaude continue et qu’une nouvelle fois, les personnels précaires font l’objet d’une véritable partie de ping-pong entre le Conseil général et l’État.

L’intervention du SGPEN-CGTR aura au moins le mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de faire réagir Département comme Etat sur cette question sensible des contrats précaires.

Sans notre intervention, il est fort probable que ces 55 pères et mères de famille auraient été jetés au chômage. Le SGPEN-CGTR attend toutefois la concrétisation des annonces faites.

Le SGPEN-CGTR n’est pas dupe de l’objectif du courrier de la Préfecture et de ses desseins.

Le SGPEN-CGTR rappelle que les contrats C.U.I sont dans leur écrasante majorité (pour ne pas dire tous) signés par les chefs d’établissement des collèges et lycées et que, dès lors, l’Etat a dans ce dossier une responsabilité toute particulière puisque c’est lui qui est employeur. A cela il faut ajouter que c’est bien l’Etat qui assure la gestion des contrats aidés par le biais de son établissement mutualisateur (LPH La Renaissance). Enfin, l’Etat est responsable des transferts dont une des ambitions est de refiler la patate chaude aux collectivités, et ce, après avoir recruté à tour de bras des personnels précaires transformant, l’Éducation nationale en grosse agence d’intérim.

En conséquence, quel que soit le niveau de responsabilité du Conseil général dans la présente affaire, pour le SGPEN-CGTR, le premier des responsables est bel et bien l’Etat et les services de la Préfecture.

Le SGPEN-CGTR demande une énième fois au préfet d’organiser une table ronde Etat/collectivités/syndicats afin de baliser la gestion des contrats aidés qui est devenue dans l’Éducation nationale une véritable pétaudière.

Enfin, puisque l’État semble devenir soudainement soucieux des personnels en situation de précarité, il pourrait, par cohérence, réintégrer les 343 collègues de la filière administrative et vie scolaire virés par ses soins, l’an passé, dans les collèges et les lycées, tout comme il pourrait mettre en place un plan d’intégration de ses personnels contractuels qui, pour certains, cumulent de très nombreuses années.

Autant nous notons un effort des collectivités à intégrer leurs précaires, autant nous observons que pour l’État, c’est zéro intégration, autrement dit, « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Une dernière suggestion au Préfet : Monsieur le Préfet, vous, qui êtes si attentif au sort des personnels précaires, quand allez vous prendre les mesures d’indemnisation des précaires qui ont eu des retards de salaires en janvier et qui ont subi un lourd préjudice financier avec paiement d’agios significatifs pour certains ? Les personnels attendent toujours !


Le secrétaire général du SGPEN-CGTR
Patrick Corré


Luttes pour l’emploi

Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus