Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Vers un 10e jour de blocage de La Réunion
26 novembre 2018, par

La lecture des premières revendications des gilets jaunes fait apparaître une certitude : l’impossibilité de toutes les satisfaire dans le cadre actuel.
Depuis vendredi, des initiatives se font jour afin de recueillir les propositions de la population. Des communes ont également décidé de prendre position en intégrant des propositions présentées par des gilets jaunes, c’est le cas du Tampon et de Saint-Pierre.
Plusieurs visent à rétablir des dispositifs récemment supprimés par le gouvernement et qui s’appliquaient déjà à La Réunion. C’est notamment le cas de l’augmentation de la contribution de l’État au financement des emplois aidés pour que leur nombre redevienne celui qu’il était auparavant.
D’autres concernent des mesures qui n’ont jamais été appliquées à La Réunion. C’est notamment le cas de la priorité à l’emploi des Réunionnais à La Réunion. Rappelons que le chômage est le problème numéro un dans notre île depuis des décennies. C’est la conséquence de l’échec de toutes les politiques mises en place durant cette longue période. Or, il s’avère que la politique de l’emploi relève du champ de compétence de l’État. Comme La Réunion a un statut de département, ce sont donc les politiques décidées à Paris qui s’appliquent, sans aucune possibilité d’adaptation par les Réunionnais.
Déroger à ce principe suppose donc un nouveau cadre donnant aux Réunionnais un moyen d’adaptation de politiques relevant exclusivement de l’État. C’est possible en restant dans la République, comme le rappellent les mesures s’appliquant en Nouvelle-Calédonie, décidée dans ce domaine par le gouvernement de ce pays.
La question d’un contrôle renforcé des prix découle aussi de cette même logique. Car le principe actuel est la liberté des prix, mise à part l’énergie. Dans ce dernier cas, l’État a donné un moyen dérogatoire au préfet de fixer un prix maximum des carburants en raison d’une situation de quasi-monopole qui ouvrait la porte à tous les abus. Étendre à tous les produits une telle mesure semble difficilement envisageable dans un cadre où le droit commun s’applique.
Depuis le début du mouvement social, la parole se libère. C’est un soulèvement de la couche la plus opprimée de la population, en dehors de toute structure organisée. C’est le cri de révolte de cette moitié des Réunionnais à qui le système dit clairement qu’il n’a pas besoin d’elle pour travailler, et qui la maintient dans les minima sociaux et les emplois précaires. Dépasser cette crise impose manifestement d’aller vers des mesures spécifiques pour La Réunion. Dans ces conditions, qui est mieux placé que les Réunionnais pour élaborer ces mesures, les défendre dans la négociation auprès du gouvernement et les appliquer ? Cela nécessite bien un nouveau cadre, avec plus de responsabilités pour les Réunionnais.
M.M.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture
Messages
26 novembre 2018, 08:28, par parvedy
Rétablir les emplois jeunes. Créer des emplois en matière de l’environnement,nettoyer nos sites touristiques