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4 juin, parNos peines
Pour le pouvoir d’achat
28 janvier 2009, par

Le Collectif des associations sera présent demain au rassemblement de l’intersyndicale. Il demande à l’ensemble de la population de se mobiliser pour le pouvoir d’achat, la revalorisation des salaires, la baisse des prix.
« Tous ceux qui souffrent doivent participer activement à ce rassemblement, encourager l’intersyndicale, s’habituer à descendre dans la rue. L’action initiée en Guadeloupe doit être aussi menée par les Réunionnais », a déclaré Jean-Hugues Ratenon, porte-parole du Collectif, lors d’une conférence de presse organisée hier devant la préfecture.
Pourquoi descendre dans la rue alors que la préfecture annonce une baisse des prix des carburants pour février ? Pourquoi descendre dans la rue alors qu’un Observatoire des prix et des revenus existe ? Pourquoi descendre dans la rue alors que l’Etat a défini un chariot-type, et s’est engagé à favoriser la baisse des prix dans la grande distribution ?
Baisse de 20% des carburants, et du gaz
Pour le Collectif, les objectifs sont loin d’être atteints. La baisse de 10 centimes pour l’essence, et le gazole à moins de 1 euro pour le mois de février est qualifié de « non-événement » par le Collectif des associations. « La marge des compagnies pétrolières reste exorbitante. Malgré la baisse annoncée, on sera encore au-dessus du juste prix », commente Jean-Hugues Ratenon. « En métropole, le prix du gasoil est inférieur à 90 centimes, et pourtant, les stations ne travaillent pas à perte ». Le Collectif a fait le calcul : depuis décembre, les compagnies pétrolières ont empoché 11 millions d’euros de surplus grâce aux automobilistes réunionnais. Pourtant, le prix du baril de pétrole n’a cessé de diminuer. Et qu’en est-il du prix du gaz ? Le Collectif demande aussi à l’Etat d’agir.
Quant au panier de la ménagère, établi par la Charte signée par l’Etat et la grande distribution en août 2008, c’est « un panier de crabes, un panier bidon », insiste le porte-parole du Collectif. « Aujourd’hui, les prix continuent à augmenter », affirme-t-il. Et pour preuve, le Collectif s’est chargé de comparer les prix, de la signature de la Charte à aujourd’hui. Sur une liste de 34 articles, produits de nécessité, la flambée des prix est nette : un chariot de 95,58 euros en août 2007 vaut aujourd’hui 102,73 euros.
Que fait l’Observatoire des prix et des revenus ?
A quoi sert l’Observatoire des prix et des revenus ?, interroge le Collectif. « Si vous estimez que le préfet ne joue pas le jeu, pourquoi ne démissionnez-vous pas », demande Jean-Hugues Ratenon aux membres de cet Observatoire. Le Collectif ne comprend pas pourquoi les membres de l’OPR n’utilisent pas l’article 5 du décret de création de l’Observatoire pour demander une assemblée plénière sur le problème des prix.
Pour le Collectif, il est temps de réagir. « Les entreprises rencontrent de gros soucis, mais il y a aussi 52% de la population qui souffrent, un chiffre qui explose. C’est une réalité. Des familles n’arrivent même plus à acheter une baguette chaque jour pour le goûter des enfants », assure Jean-Hugues Ratenon. Le Collectif appelle donc à un « compromis social » et questionne le silence observé par les parlementaires et les maires, dont les CCAS ne désemplissent pas. Quand ce silence va-t-il être rompu, aussi bien par les représentants du peuple que par la population elle-même ? Pour le Collectif, la manifestation de demain en est l’occasion.
EP
Audience au préfet
Le Collectif a demandé à être reçu en préfecture avant la nouvelle fixation des prix des carburants, c’est-à-dire avant le 1er février. Le Collectif souhaite aussi transmettre des propositions et des préoccupations à la commission d’enquête qui va auditionner « tous les acteurs intervenant dans la structure des prix des carburants et émettre des préconisations sur les évolutions possibles du système actuel », selon la préfecture.
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