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Social : Grève à la CGEA Onyx du Port
24 juin 2004

Aujourd’hui, les trois travailleurs de la CGEA Onyx, compagnie de ramassage d’ordures ménagères, mis à pied, selon la direction, pour avoir ’bloqué l’accès aux travailleurs désireux de prendre leurs fonctions’, sont convoqués par la direction de l’entreprise. Solidaires de leurs camarades abusivement sanctionnés, les travailleurs continuent la lutte, la grève se poursuit.
À partir de 9 heures 30 aujourd’hui, chacun des trois employés grévistes mis à pied sera entendu individuellement par la direction de la CGEA Onyx. Celle-ci se réserve un minimum de 24 heures avant de rendre sa décision. Dans un communiqué rendu public hier, elle précise agir dans la stricte légalité en s’appuyant sur les articles du Code de travail sanctionnant l’entrave à la liberté du travail.
La direction précise également que 18 employés sont en grève suite à la non-distribution de bons d’achats par le comité d’établissement pour la fête des pères. Un fait, qui souligne-t-elle, est parfaitement indépendant de l’autorité de la direction. Elle souligne en effet que le Comité d’entreprise avait donné des bons d’achat de 50 euros à tous les salariés pour la fête des mères. Puis, lors de la fête des Pères, le comité a offert un panier garni de gourmandises et un repas à tous les ouvriers. Ce choix, contesté par certains ouvriers qui voulaient à nouveau un bon d’achat, a provoqué ledit mouvement de grève. La direction déplore par ailleurs "les menaces de mort" qui auraient été proférées à l’encontre du responsable de l’agence du Port.
Depuis le début de la grève le 18 juin dernier, toutes les négociations entre les deux parties ont échoué. Hier, les salariés en grève ont montré leur volonté de dialogue en proposant à la direction d’assurer un service minimum dans les écoles et les hôpitaux en échange de la garantie qu’aucune poursuite ne serait engagée contre eux. Les grévistes ont voulu se charger eux-mêmes de cette tâche tout en maintenant le mouvement de grève. La direction leur a précisé qu’aucune action en justice n’avait été engagée contre eux. Concernant le service minimum, elle a estimé qu’il devait être assuré par des non grévistes. Les grévistes ont refusé. Les camions bennes sont donc restés au dépôt.
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