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Aux dirigeants de l’association de prendre leurs responsabilités
24 mars 2009, par

L’ARAST est en difficulté financière depuis 3 ans, et malgré tout l’association de services à la personne a continué à embaucher. A chaque fois, le Conseil Général est intervenu pour combler le déficit. Or, l’association est indépendante, a insisté Nassimah Dindar, il revient aux dirigeants de prendre leurs responsabilités. Une réunion a été organisée hier après-midi avec les 1300 agents.
Le Conseil Général n’est pas responsable du déficit financier de l’ARAST et des 60 licenciements annoncés. La collectivité a souhaité apporter une réponse sans ambiguïté aux 1.258 employés de l’ARAST hier après-midi à la salle Candin. Une réunion organisée avec les dirigeants de la structure, afin d’évoquer son avenir, et donc celle de ses salariés, tout en faisant la part des responsabilités.
Le 9 mars dernier, une centaine d’agents de l’ARAST avaient interpellé la présidente au Palais de la Source. Les dirigeants de l’association demandent aujourd’hui 10 millions d’euros au Conseil Général pour résoudre en partie les difficultés financières (18 millions de déficit). Pour Nassimah Dindar, présidente de la collectivité départementale, il n’en est pas question. L’association connaît des difficultés depuis 3 ans, et à chaque fois la collectivité a répondu aux demandes d’aide. L’ARAST a bénéficié de 29 millions d’euros en 2008, et de 26 millions d’euros cette année. Les 3 millions d’euros en moins, s’explique par le transfert de l’animation de quartier aux communes. La dette de l’association est devenue structurelle. L’intervention du Conseil Général pourrait être qualifié de « soutien abusif », affirme Nassimah Dindar.
Aux dirigeants de jouer la transparence
Pour Alain Zanéguy, vice-président du Conseil Général, il y a un manque de transparence sur la gestion de l’association. Celle-ci a développé ses activités, au-delà des missions obligatoires du Département. Les licenciements vont-ils résoudre les difficultés financières ?
« Il n’y a pas de réponse claire sur les licenciements des employés, certainement payés au SMIC. L’association va-t-elle faire des économies de cette façon ? », interroge Alain Zanéguy.
Depuis 3 ans, l’ARAST a continué à développer ses activités et à embaucher malgré les difficultés financières. Pour le Conseil Général il revient aux dirigeants de trouver une solution, puisqu’il s’agit d’une association indépendante. La collectivité ne se désengage pas pour autant des services à la population mais ne souhaite pas « fausser la concurrence naturelle » entre les associations ou entreprises d’aide à la personne, secteur en plein développement.
L’ARAST assure 3 types de mission : l’aide à domicile pour les personnes âgées et handicapées, l’action de dynamisation de quartier, et l’action éducative en milieu ouvert à travers 42 antennes locales.
Pour l’aide à domicile, le Conseil Général paie à l’ARAST un taux horaire de 17 euros, dont environ 9 euros versés aux salariés. Ce service absorbe 60% du budget de l’ARAST, soit 22 millions d’euros pour 919 agents à temps partiel. Près de 4.400 bénéficiaires ont fait appel à l’association l’année dernière.
Pour l’assistance aux enfants et parents en difficulté, l’ARAST a disposé d’un budget de 2,2 millions d’euros en 2008 ; et pour l’action de dynamisation de quartier, un budget de 11 millions d’euros.
E. P.
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