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Moratoire sur les dotations aux collectivités et plan d’austérité
3 février 2011, par

Le gouvernement a décidé d’un moratoire sur les dotations aux collectivités et d’un plan de rigueur sur les dépenses publiques. Pourquoi laisse-t-il alors les opérateurs économiques continuer à augmenter les prix ? À La Réunion, le gouvernement dispose d’importants leviers pour imposer un moratoire sur les prix.
La dernière augmentation du prix des carburants va avoir de nombreuses répercussions dans le pays. Elles seront encore amplifiées par les décisions prises à Paris. Le gouvernement a en effet décidé d’appliquer un plan de rigueur pour récupérer 100 milliards d’euros sans remettre en cause les cadeaux fiscaux faits aux plus riches.
Parmi les mesures déclinées dans ce plan de rigueur figure le moratoire sur les dotations que l’État verse aux collectivités. À La Réunion, alors que les besoins des collectivités augmentent proportionnellement à la hausse de la population et à l’aggravation de la crise, ces dernières ne verront pas leurs dotations évoluer.
Une autre mesure est une réduction des effectifs de la fonction publique. Cela a comme impact une aggravation de la pénurie d’emploi à La Réunion puisque fort logiquement, la croissance de la population devrait s’accompagner d’une hausse au moins aussi importante des effectifs de la fonction publique. Ce n’est pas le choix du gouvernement, et la conséquence, c’est que des travailleurs sont privés d’un emploi auquel ils auraient pu prétendre. Ils voient donc leur revenu diminuer.
Par contre, la crise n’est pas pour certains opérateurs économiques stratégiques, puisque ces derniers maintiennent au moins leurs marges.
Or, si le gouvernement décide d’un moratoire sur les dotations des collectivités et sur la création d’emplois dans la fonction publique, le minimum est qu’il décrète également un moratoire sur les prix. Et pour cela, il dispose d’importants leviers à La Réunion.
Le premier est la fixation du prix des carburants. Rien n’empêche le gouvernement d’imposer aux pétroliers un blocage des prix voire même une baisse. C’est ce qui s’était passé au lendemain de la première grande manifestation de la population et du COSPAR.
Ce mouvement social avait également débouché sur un accord sur les prix. Et le représentant du gouvernement avait alors indiqué que des fonctionnaires de la Direction de la consommation allaient vérifier sur le terrain si les baisses des prix de 254 produits de grande consommation étaient bien une réalité.
À La Réunion, le gouvernement a donc les moyens de décréter un moratoire sur les prix, et de le faire appliquer. Alors qu’attend-il pour prendre cette décision ? À moins que sa motivation soit d’abord de protéger les intérêts de certains acteurs économiques durant les trois ans du plan de rigueur imposé à la population.
M.M.
10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
Mézami néna inn-dé zour mwin té apré rolir dann Témoignages lo kozman nout kamarad Elie la di dann park Laurent Vergès laba o por, l’ot samdi (…)
In kozman pou la rout
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Messages
3 février 2011, 05:51, par HUGO
Pourquoi faut-il que ce soit toujours le consommateur qui reste le con de payeur ?
Pourquoi faut-il toujours que les autres décident pour nous ?
Quand allons nous vraiement prendre notre destin en main ? Ce fut un temps à La Réunion il y avait un grand rassembleur, mais celui ci à force de fréquenter le haut du panier avait oublié le bas. Ne peut on une nouvelle fois secour le bas pour qu’en sorte un nouveau leader, un rassembleur, un faiseur pas un diseur....,