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12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Université : Le coût de la vie étudiante en hausse de 3,7%
22 août 2012

Le coût de la vie étudiante augmente de 3,7% pour cette rentrée 2012, soit le double de l’inflation (1,9%), selon une enquête nationale menée par l’UNEF (Union nationale des étudiants). Conséquence : « pour la douzième année consécutive, les étudiants vont connaître une dégradation de leur pouvoir d’achat », dénonce l’organisation syndicale. « En moyenne, depuis 2006, les dépenses obligatoires ont augmenté de 33,2% tandis que les aides sociales n’ont augmenté que de 14,2% », poursuit par ailleurs l’UNEF. Le syndicat demande notamment un plan de rattrapage en matière de logement, principale dépense des étudiants.
Les étudiants vont devoir dépenser davantage pour cette rentrée 2012-2013. Selon l’UNEF, le coût de la vie étudiante augmente de 3,7%. Cette augmentation comprend une hausse de 2,1% des droits d’inscription, de 1,9% de la cotisation de la Sécurité sociale étudiante, de 1,6% du ticket-repas au sein des restaurants universitaires et de 9,4% de la médecine préventive.
L’UNEF note que le logement demeure la première source de dépense des étudiants. Si le syndicat salue le décret du 1er août 2012 relatif à l’encadrement des loyers dans le parc privé, il déplore le fait que « certaines agences n’hésitent pas à augmenter les provisions pour charges, ce qui diminue la portée du décret et tire une nouvelle fois le prix des loyers vers le haut ».
La Réunion « connaît une crise du logement étudiant qui s’explique en priorité par la pénurie de logements sociaux publics », explique l’UNEF. Dans notre académie, à peine 6% des étudiants sont logés par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires - NDLR), indique le syndicat étudiant, avant de préciser que « l’État a ainsi accumulé un retard de 681 constructions depuis la parution du plan Anciaux » en 2004, qui prévoyait alors de loger 10% des étudiants dans les résidences gérées par le CROUS.
Face à ce retard, l’UNEF « exige un plan de rattrapage ambitieux qui fixe un engagement financier du gouvernement ». « Les collectivités locales doivent accompagner l’effort de l’État », estime par ailleurs le syndicat étudiant, en mettant à disposition des terrains à proximité des campus universitaires, et en procédant à un maximum de réhabilitation de logements afin de les mettre à disposition du CROUS.
Concernant les étudiants qui logent dans le privé, l’UNEF estime qu’il faut procéder à une revalorisation de 20% de l’APL (Aide personnalisée au logement), étendre le Locapass (réservé aujourd’hui aux étudiants boursiers) à l’ensemble des étudiants et supprimer la taxe d’habitation pour les étudiants.
Enfin, l’UNEF plaide pour la mise en œuvre d’une Allocation d’autonomie universelle dont le montant serait calculé en fonction des besoins de chaque étudiant. Basée sur des critères propres (type d’habitation, niveau de revenu, situation ou non d’indépendance…), elle devra permettre à chaque jeune de voir sa formation financée par la collectivité.
Avec Imaz Press Réunion
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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