Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
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Nouvelle Calédonie
6 août 2009

Hier en Nouvelle Calédonie, le représentant de l’État a ordonné aux policiers de faire dégager des barrages routiers et d’interpeller les meneurs. 11 personnes ont été arrêtées. Le conflit social se poursuit. Les manifestants demandent la libération d’un responsable syndical emprisonné depuis plus d’un mois.
Le syndicat néo-calédonien USTKE a reconduit hier des actions revendicatives à Nouméa, même si la journée s’est avérée plus calme que la veille où une trentaine de personnes avaient été blessés dans des affrontements avec les policiers.
L’Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités est en conflit avec la compagnie aérienne locale Aircal depuis mars dernier après le licenciement d’une employée. Depuis, il a multiplié les actions sur le terrain qui ont conduit une dizaine de personnes et son président, Gérard Jodar, en prison le 29 juin dernier.
L’USTKE a relancé un mot d’ordre de grève générale depuis la semaine dernière et la venue de la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour le sommet France-Océanie qui s’est tenu vendredi dernier à Nouméa.
Mardi, le syndicat a reconduit ses actions. Il a dressé plusieurs barrages, notamment dans la zone industrielle de Ducos à Nouméa, provoquant des embouteillages dès le matin. En Nouvelle Calédonie, quand des personnes bloquent la route, le représentant de l’État envoie des policiers pour les déloger, rétablir la circulation, et arrêter les personnes estimées responsables. C’est ce qui s’est passé hier avec l’arrestation de 11 personnes.
Le haut-commissaire Yves Dassonville a « déploré une nouvelle fois ce type d’action totalement hors-la-loi, qui relève d’une stratégie de tension ». Pour sa part, l’USTKE accuse le représentant de l’État d’utiliser son pouvoir pour casser les libertés syndicales. « Tout ce qui se passe dans le pays, c’est M. Dassonville qui en est responsable », a lancé mardi Marie-Pierre Goyetche, 2e vice-présidente de l’USTKE, lors d’une conférence de presse. Elle a dénoncé « la répression policière extrêmement violente envers les syndicalistes et les travailleurs qui veulent simplement le règlement d’un conflit ».
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