Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Chambre de Métiers
30 octobre 2006

La section UIR-CFDT de la Chambre de Métiers a exprimé samedi, aux termes de son assemblée générale, les inquiétudes d’une partie des 270 salariés de la Chambre de Métiers devant le climat créé à la Chambre. Le personnel déclare sa confiance « en la justice, en la tutelle et en la collectivité » et souhaite que les élus se montrent capables de rétablir la confiance.
Dans un communiqué paru en début de semaine, la section syndicale CFDT de la Chambre consulaire avait fait savoir son opposition aux propos tenus par la CAPEB, dans les affaires qui agitent la Chambre consulaire depuis que son président, Giraud Payet, est entendu par les enquêteurs dans une affaire de marché public. Les syndicalistes prévoient de demander audience à la Région et au Préfet « pour tester les dispositions des pouvoirs publics » devant « la crise majeure » que traverse leur organisme. « On voit se développer une agitation, une montée d’enchère injustifiables » note Chaouki Trimèche, délégué syndical CFDT. Injustifiable parce que, selon le personnel, « il faut plus d’un an, un an et demi pour apprendre le fonctionnement de la chambre ». Le personnel s’interroge sur l’absence de décision - du Préfet et des élus - en attendant celle des juges. La section CFDT évalue aussi l’opportunité et le bien-fondé d’une constitution de partie civile. Le sentiment exprimé samedi est celui d’un grand gâchis.
Renouer le dialogue social
« L’arrivée de Giraud Payet à la direction de la Chambre avait suscité un grand espoir, après une période de gestion opaque, des relations personnelles inexistantes et marquées par un manque de respect, un fonctionnement des services bloqués par des pratiques qui se sont développées au détriment des artisans, des apprentis et du personnel » a déclaré Chaouki Trimèche. Après la grève de 2005, conclue sur une décision paritaire, la « rupture avec le passé » semblait bien engagée. « Le personnel a cru, et croit toujours qu’à la base, le climat social a été apaisé par la nouvelle équipe » a poursuivi le délégué syndical en réaffirmant l’attente générale en « la renaissance du dialogue social ».
Contre les allégations de la CAPEB, le personnel a constaté une baisse du pouvoir d’achat des salaires de la Chambre - environ moins 7% en deux ans et 30% en un peu moins de vingt ans. Dans l’attente de l’installation d’une commission paritaire locale, ils souhaitent un retour du dialogue et une meilleure communication interne.
« Il y a des défis à relever » a poursuivi le délégué syndical en souhaitant que les élus et le président de la Chambre les examinent ensemble et voient la suite à donner « pour rétablir la confiance ».
P. D.
Courrier des lecteurs
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