Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
SGPEN-CGTR FSU
1er septembre 2005

Voici un communiqué diffusé hier par le SGPEN-CGTR, sous la signature de son secrétaire général, Patrick Corré, continuant sa lutte pour la défense des personnels CEC. Les intertitres sont de “Témoignages”.
"Une délégation composée d’une des porte-parole des CEC, notre camarade et collègue Pascaline Lartin, ainsi que du secrétaire général du SGPEN-CGTR, Patrick Corré et de Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU, a été reçue mardi 30 août 2005 à 8h30 par le directeur du Travail et de l’emploi, M. Serge Leroy.
Le DDTE était accompagné par M. le recteur d’Académie qui avait souhaité participer à cette rencontre.
L’ordre du jour portait notamment sur le devenir des personnels CEC.
Sur le devenir des CEC : la délégation a fait valoir aux 2 représentants de l’État les fortes inquiétudes des personnels et l’inadaptation des dispositifs de substitution C.A et C.A.E. Dans le meilleur des cas, si nos collègues “basculent” par exemple sur un C.A.E, ils perdront aux environs de 33% de leur salaire, ils passeront de 817,00 euros mensuel à 561,70. Inacceptable et proprement inqualifiable à tous égards. Quel salarié pourrait accepter une telle baisse de son pouvoir d’achat ?
Nous avons d’abord bien évidemment insisté pour que tous les personnels CEC soit repris en 2006 et demandé au recteur d’Académie d’intervenir auprès du Ministère pour qu’au minimum, nos collègues ne soient pas pénalisés financièrement et qu’ils puissent effectuer le même nombre d’heures qu’actuellement, soit 30 heures par semaine. Le recteur s’est engagé à porter la question au Ministère, donc acte !
Un dispositif qui contribue à la casse du service public
Concernant les problématiques du dispositif de C.A.E et C.A, la délégation a rappelé son opposition à la précarisation croissante et défendu l’exigence de la création d’emplois publics accompagnée par une politique volontaire de résorption des emplois précaires.
Nous avons précisé au recteur qui vantait notamment les mérites du C.A.E, que ce dispositif ne nous emballait guère (c’est le moins que l’on puisse dire) et qu’il répondait à une équation de casse du service public (faire tourner l’administration à moindre frais, déqualifier et organiser le délitement statutaire).
Sur ce type de contrat, nous avons fait remarquer que le gouvernement faisait reposer la charge financière et opérationnelle de la formation des personnels sur les finances déjà mal au point des lycées et collèges et qu’une telle mesure pourrait avoir un effet négatif sur la conclusion des contrats. Nous avons par ailleurs souligné de nombreuses incohérences quant à la procédure de renouvellement qui, en cas de faute de l’employeur, pénaliserait non pas directement celui-ci mais la personne sous contrat. Le monde à l’envers !!
"La précarité galope... et “surgalope”"
A contrario de la position défendue notamment par le recteur d’Académie, eh bien non, tout ne pas mieux dans le meilleur des mondes, bien au contraire : la précarité galope... et “surgalope”, et plus encore à l’approche des échéances présidentielles. Une bien triste société que celle qui n’a pour horizon que les petits boulots au rabais.
Plus que jamais, nous appelons l’ensemble des personnels titulaires et précaires à la solidarité, pour que personne ne reste au bord du chemin ou ne reste les éternels précaires soumis aux roulis des conjonctures politiques. On ne lâchera pas d’un pouce nos collègues, c’est cela le syndicalisme solidaire.
Nous tenons, quelles que soient les circonstances, à rappeler fortement notre exigence première, à savoir : la mise en place d’un moratoire interdisant particulièrement pour les collègues CEC les fins de contrat dans l’attente d’un plan d’intégration".
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