Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
À quatre jours de la décision du Tribunal
20 novembre 2009

Les salariés de l’ARAST (Association Régionale d’Accompagnement Social Territorialisé), réunis en un Collectif pour la Sauvegarde des Emplois et des Activités (CSEA), ont annoncé hier à la presse, hier, le projet de reprise globale qu’ils ont mis en place pour prévenir la liquidation judiciaire de leur association d’aide à domicile. Lundi, la justice tranchera entre dix offres ou prononcera la liquidation judiciaire pure et simple.
« Le Département avait insisté pour que les salariés de l’ARAST prennent leur destin en main. C’est ce que nous avons fait. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter qu’il soutienne notre projet, sans quoi il ne pourra pas être retenu par la justice », déclare Patrick Grosset, président du Collectif pour la Sauvegarde des Emplois et des Activités (CSEA).
Conseillés par un avocat spécialiste de droit public, les salariés de l’ARAST ont imaginé la création de quatre structures distinctes pour remplacer l’association.
La première, une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), emploierait 860 personnes au service des aides à domicile. La seconde, associative, serait dédiée à la protection des enfants et des familles avec 108 salariés à son service. La troisième structure prendrait la forme d’une plateforme de services qui réunirait 21 salariés pour tout ce qui concerne le fonctionnement des deux autres structures : comptabilité, paiement, relations humaines, formations et autres. Enfin, une dernière association serait créée pour porter l’offre relative à l’activité micro-crèche.
La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) fonctionnerait selon une nouvelle forme de gouvernance jusqu’alors inexistante sur l’île de La Réunion. Trois comités se partageraient sa Direction : un collège de salariés, un second de bénéficiaires et le dernier de partenaires ou collectivité. En outre, le statut de la SCIC oblige la Direction à épargner 57,5% des bénéfices réalisés. « Cela permettrait au Conseil général de diminuer sa participation et cela sécuriserait les employés », explique Patrick Grosset.
Sur les 1.196 salariés actuels de l’ARAST, 998 emplois seraient sauvés. Et pour les salariés lésés, le collectif a obtenu la garantie d’être accompagné par la Chambre de Commerce et d’Industrie pour leur reclassement professionnel.
L’administrateur judiciaire chargé d’étudier les dossiers de reprises a rendu un avis défavorable : « l’offre proposée suppose un engagement non équivoque du Conseil général sur le financement du Besoin en fonds de Roulement, sur la participation au capital de la SCIC et sur la tarification proposée », peut-on lire dans le rapport de l’administrateur.
« De plus », continue l’administrateur, « le coût horaire de l’aide à domicile estimé par le collectif à 18,79 euros pour 2010 ne semble pas correspondre au coût horaire que la collectivité entend financer (17,75 euros). Compte tenu de ces éléments, la condition de pérennité de l’activité indispensable pour que votre Tribunal se prononce n’est pas réalisée ».
Le sort de l’ARAST sera tranché ce lundi 23 novembre 2009 au tribunal de Champ-Fleury.
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