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Grèves contre la réforme des retraites : le point sur la mobilisation
21 avril 2023, par

« Le syndicalisme est de retour, monsieur le Président. On est là, et il va falloir faire avec », a déclaré le patron de la CFDT, laurent bergers ; sur France Inter, le 20 avril.
Laurent Berger est revenu sur la visite d’Emmanuel Macron en Alsace, jugeant sévèrement l’attitude du chef de l’État. Accueilli par des manifestants et un concert de casseroles la veille, celui-ci a déclaré que « ce ne sont pas les casseroles qui feront avancer la France », ajoutant que les opposants présents « cherchent à faire du bruit. Si on est dans une société où on écoute que les gens qui veulent faire du bruit pour couvrir des paroles, on ne s’en sort pas ».
« Quand on entend, il faut écouter. Et je crois qu’hier, le président de la République, n’a pas écouté. Il a dit que ce ne sont pas les casseroles qui gouvernent... Mais arrêtez la provocation » face aux opposants à la réforme des retraites, a réagit Laurent Berger.
« Ce qui s’exprime derrière les bruits de casserole, c’est la réalité du monde du travail », a-t-il expliqué, appelant l’exécutif à entendre les difficultés des salariés qui ne peuvent continuer jusqu’à 64 ans. « La démocratie ne se résume pas à être élu une fois, puis à faire ce qu’on veut », a indiqué le patron de la CFDT.
L’intersyndicale compte profiter du 1er mai pour faire pression sur le gouvernement sur le dossier des retraites, mais pas seulement : « Il y aura d’autres sujets, en termes de salaires, de conditions de travail », a souligné Laurent Berger.
Le conflit social autour des retraites pourrait aux syndicats, leur permettant d’obtenir des conditions plus avantageuses sur les autres sujets : « C’est pas une contrepartie, mais clairement, aujourd’hui, ce ne sera pas comme hier [...]. Oui, tout va coûter un peu plus cher, c’est une évidence », a expliqué le syndicaliste.
Le représentant syndical a dénoncé la vision de la démocratie sociale portée par Emmanuel Macron, accusant l’exécutif de céder à la tentation « d’abaisser, d’amoindrir le rôle des syndicats ». Or cette stratégie est un échec par le mouvement social mobilisé depuis janviner car « le syndicalisme est de retour, Monsieur le Président. On est là, et il va falloir faire avec ».
Le mouvement contre la réforme des retraites se poursuivra, malgré son départ prochain, a affirmé Laurent Berger. « Il faut savoir passer la main, parce qu’on est de passage. [...] Jusqu’au 21 juin, j’aurai la même détermination, la même franchise, la même application sur tous les sujets, y compris sur celui des retraites », a assuré le représentant syndical.
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