Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
1er octobre 2008, par

Un questionnaire est diffusé dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux pour que les salariés expriment leur vision du pouvoir d’achat et les solutions pour le faire augmenter.
L’appel à la grève national lancé par l’intersyndicale CFDT, CGT, CFTC, CGC, FO n’a pas été relayé hier à La Réunion pour dénoncer la perte du pouvoir d’achat des salariés du secteur associatif sanitaire, social, médico-social et les aides à domicile. Pour le syndicat Santé-sociaux de l’UIR-CFDT, les salariés ne peuvent pas se permettre de faire grève vu l’état de leur pouvoir d’achat à La Réunion. Etablissements médico-sociaux, IRTS, Fondation Père Favron, Mapad, Aurar, Arast, etc...« les salariés font face aux heures supplémentaires, à la pression au travail, à la remise en cause de leur conscience professionnelle, à cause du pouvoir d’achat », affirme Marie André Lafitte, secrétaire générale du syndicat. Bref, le pouvoir d’achat responsable de tous les maux. Au lieu d’aller manifester, le syndicat Santé-sociaux a préféré diffuser un questionnaire sur le sujet dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux publics et privés. « Il s’agit pour nous de mieux connaître les questions prioritaires en matière de pouvoir d’achat et ainsi être encore plus efficaces dans les négociations futures ». « Quels sont les trois postes de dépenses de votre budget ? Sur quel poste faudrait-il agir pour améliorer la situation ? De quelle manière ? » sont quelques-unes des questions posées par la fédération CFDT. Objectif : obtenir au moins 100.000 réponses, pour mieux représenter les salariés auprès des institutions et des entreprises.
Salaires en berne depuis 9 ans
Le syndicat Santé-sociaux fait un constat : en 9 ans, les salariés ont une perte de pouvoir d’achat de 11,18%. « Face à la perte croissante du pouvoir d’achat, à des salaires qui n’augmentent plus depuis 2000, des salariés qui se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté, le ministre doit nous entendre. Depuis la conférence salariale de janvier 2008, le ministre nous a accordé une enveloppe financière de 2,15% de la masse salariale globale, mais qui a servi aujourd’hui à financer des avenants négociés depuis 2006. Les accords négociés localement sur la prime pouvoir d’achat ont été systématiquement refusés à l’agrément par le ministère, faute de financement ».
A ce problème de pouvoir d’achat, s’ajoutent des difficultés liés à la formation et aux conditions de travail. « Sur les 60 candidats à la Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE) pour le diplôme d’aide-soignant, un tiers n’ont toujours pas pu valider les modules restants. C’est un cri d’alarme que nous lançons », déclare Yanice Merlot, secrétaire général adjoint pour le secteur associatif. « Dans les IMP qui prennent en charge les enfants et adolescents handicapés de 6 à 14 ans, nous devons garder des enfants de 16 ans car il n’y a pas d’établissement adapté pour eux, notamment dans l’Ouest. Pour les professionnels, cela remet en cause les projets d’établissement et de groupe. C’est une question en suspend, aucune réponse n’est apportée aux modalités pratiques de prise en charge de ces adolescents ».
EP
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