Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
« Si La CGTR Educ’action arrache le versement d’une avance aux intéressés, cela ne fait pas toujours pas le compte !! »
3 octobre 2013

« Suite à notre intervention, l’administration rectorale s’est engagée à procéder à un versement d’un acompte le 8 octobre 2013 pour les AED qui n’ont pas à ce jour perçu leur traitement de septembre, voire d’août.
Ce n’est pas la première fois qu’il y a des retards sur les salaires et l’exaspération est grande pour ces personnels qui de fait subissent un lourd préjudice financier ajouté à la précarité de leur situation professionnelle. », écrit la CGTR.
La CGTR Educ’action exige que tout soit désormais bien calé pour que ce type de situation ne se renouvelle plus « ne plus seulement le dire, mais que cela soit opérationnel ».
Car enfin, cela à déjà été le cas l’an passé, la récurrence de ce problème pose véritablement question.
L’administration invoque l’absence d’un agent gestionnaire pour expliquer ces retards inadmissibles, mais les AED n’ont pas à en faire les frais. Il appartient en effet à l’administration d’anticiper, de s’adapter et de prendre les mesures adéquates pour assurer une continuité de service
On imagine mal ce type d’incident sur les salaires des fonctionnaires avec qui plus est une explication de ce type « il manquait une personne »
Par ailleurs, il est anormal que les AED concernés soient placés dos au mur sans en avoir été informés en amont.
Le Rectorat devrait supporter les aléas financiers d’une telle situation en prenant en charge les frais d’agios bancaires éventuels, de rejet de chèque liés au non-versement des salaires et aux charges
Il devrait en outre conformément aux dispositions réglementaires verser des indemnités compensatrices de retard de traitement.
Sur ces deux derniers points, le Rectorat reste muet et nous attendons toujours sa réponse.
Enfin, la CGTR Educ’action fait sienne la position des AED qui considèrent comme inacceptable le versement d’une avance en guise de réponse au non-versement dans les temps de leur salaire
Une avance, c’est une avance avant le terme échu et non pas une régularisation a posteriori d’une erreur imputable à l’administration.
Si la CGTR Educ’action n’est pas sans ignorer les contraintes procédurales en matière de paiement, elle continue de réclamer avec les AED le paiement de toute urgence de leur service fait.
Tout le reste (acompte...) bien que pavé de bonnes intentions ne peut constituer une réponse acceptable surtout au regard de la récurrence de ces déplorables incidents.
Ce problème de paiement renvoie inévitablement à la question de la précarité. Des AED victimes d’incidents de paiement, des AED dont les missions sont trop souvent détournées, des AED dont l’administration refuse la conclusion des contrats sur 3 ans en dépit des possibilités juridiques offertes en privilégiant une annualisation des contrats, véritable épée de Damoclès.
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