Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Grève à la Société agricole du Nord-Est
12 août 2004

Les salariés de la Société agricole du Nord-Est (SANE) sont en grève depuis mardi soir à 22 heures. Des pressions et des menaces de licenciement pèsent sur les transporteurs bénédictins de la SANE. Soutenus par la CGTR, ils annoncent vouloir durcir leur mouvement de grève si leurs revendications ne sont pas entendues.
Selon Jean-Yves Payet (CGTR), le mouvement est suivi par 68% du personnel. La SANE assure le transport des cannes depuis les 3 plates-formes de l’Est - soit celles de Saint-André, de Beaufonds et de Ravine Glissante à Sainte-Rose - jusqu’à l’usine de Bois-Rouge.
"Nous voulons alerter les autorités et la population réunionnaise sur le danger que courent nos transporteurs", déclare Jean-Yves Payet. En effet, de "véritables bombes" parcourent les routes de l’Est. La charge totale du cachalot est limitée à 38 tonnes. "Or les camarades sont à 45, 50, parfois même 55 tonnes", poursuit-il. Les transporteurs revendiquent l’arrêt des surcharges des camions. Parce qu’il s’agit de préserver leur vie et celle des autres usagers de la route comme des riverains.
D’autres revendications s’ajoutent à celle-ci. Entre autres, le respect du temps de repos et l’arrêt des pressions pour que les chauffeurs roulent plus vite. Les chauffeurs sont contraints par la loi d’arrêter de conduire pendant 45 minutes après 4 heures et demi de conduite. Leur direction les obligerait à ne pas s’y soumettre, pour que les rotations se fassent plus vite.
Reçus à 11 heures et demi hier par la direction, les grévistes sont ressortis déçus de la table des négociations. Aucune revendication n’a été entendue. "Cette attitude patronale est inadmissible", indique Jean-Yves Payet.
Ayant exposé les risques qu’ils encourent tous les jours à cause de la surcharge de leur camion et de la vitesse imposée par la direction, les salariés ont été menacés de sanctions. Des licenciements sont par ailleurs en cours. "Le mouvement ne peut pas s’arrêter tant que cette pression continue", affirme la CGTR.
Les chauffeurs demandent une augmentation de la prime de nuit à 15 euros, ainsi que le paiement de toutes les primes de précarité non payées sur les 5 dernières années. Saisonniers, ils ne touchent pas les ASSEDIC. Ils demandaient que la direction rectifie le tir.
"Notre syndicat ou nos représentants dans votre entreprise restent, bien entendu, ouverts à toute volonté de dialogue et de propositions de votre part", écrivaient les grévistes dans une lettre à leur direction. Elle est restée sans réponse.
D’où l’intention du personnel de "durcir le mouvement de grève et surtout de le faire durer dans le temps, tant que les grévistes seront majoritaires", conclut Jean-Yves Payet.
Bbj
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture