Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
À La Réunion comme en France
28 décembre 2004

(Page 4)
Le syndicat commerce et services de l’UIR-CFDT, dans un communiqué envoyé à la presse hier, déplore "une situation de blocage" dans la branche des casinos : "Suite au refus de négociation sérieuse avec les organisations syndicales, les employeurs des casinos - les casinotiers - prennent en otage l’ensemble des salariés".
L’appel des syndicats des salariés de cette branche professionnelle à une grève nationale le vendredi 31 décembre, avec le boycott des espaces des jeux pour l’ensemble des casinos du territoire français, sera suivi localement afin de faire respecter les engagements pris par les employeurs.
Le syndicat UIR-CFDT appelle l’ensemble des salariés de Saint-Denis, Saint-Gilles et Saint-Pierre à suivre les pas de ce mouvement national et influencer les employeurs locaux pour la mise en place des élections professionnelles des représentants du personnel.
Mardi dernier à Paris, l’intersyndicale de la Branche des casinos avait communiqué la déclaration suivante :
"L’ensemble des organisations syndicales de salariés prend acte de la rupture des négociations par les employeurs et de l’échec qui en découle.
La “réunion de la dernière chance” a échoué et les casinotiers en portent l’entière responsabilité car ils ont refusé de tenir compte des revendications des employés.
Ainsi, en matière de prévoyance, les employeurs persistent à refuser la mise en place d’un régime de branche qui couvrirait tous les salariés.
En ce qui concerne le travail de nuit, les casinotiers n’ont pas formulé d’autres propositions que celles qui ont conduit à une impasse depuis deux ans.
Ils refusent également toute contrepartie salariale du travail de nuit alors que la loi le prévoit.
Pire encore, les employeurs ont repris les 3% d’augmentation des salaires octroyés la semaine dernière !
Face à une telle attitude de mépris de la part des représentants d’un secteur qui a vu son chiffre d’affaires flamber de + 70% en 6 ans, l’ensemble des organisations syndicales de salariés :
- Maintient le mot d’ordre de grève nationale dans l’ensemble des 186 casinos en France ;
- Appelle la clientèle des casinos à manifester sa solidarité avec les employés des casinos en boycottant les casinos le 31 décembre : aujourd’hui, travailler dans un casino équivaut à travailler la nuit, le week-end et les jours fériés pour un salaire avoisinant le SMIC.
- Demande au ministre de l’Emploi d’annuler le versement des nouvelles aides financières dont bénéficient les casinos depuis le 1er juillet 2004 et jusqu’au 31 décembre 2005 : 28,6 euros/mois et par salarié."
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